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Gaz de schiste au N.-B. : un processus de guérison commence à Elsipogtog

21/10/2013 09:25 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST

Aaron Sock, chef de la Première Nation d'Elsipogtog, au Nouveau-Brunswick, affirme qu'il faudra du temps pour les Autochtones pardonnent la GRC à la suite de l'opération menée jeudi dernier près de Rexton.

Le chef d'Elsipogtog et le grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, Derek Nepinak, ont pris la parole lundi matin lors d'une conférence de presse. Cette étape suit une concertation tenue dimanche dans la communauté pour planifier la suite de l'opposition à la recherche du gaz de schiste.

Des Autochtones et d'autres citoyens de la région ont bloqué des véhicules de recherche gazière de l'entreprise SWN Resources le long de la route 134 près de Rexton pendant environ trois semaines. Jeudi dernier, la GRC a délogé de force les manifestants et arrêté une quarantaine d'entre eux. Des véhicules des policiers ont été incendiés durant l'opération.

M. Sock qualifie d'horribles les actions de la GRC, mais il ajoute que le processus menant au pardon a commencé. Selon lui, il faudra du temps pour pardonner, et les Autochtones y parviendront.

M. Nepinak affirme pour sa part que les gens qui manifestaient pacifiquement ont subi une injustice.

Aaron Sock ajoute que la communauté s'assurera à l'avenir qu'aucun petit groupe ne fasse quoi que ce soit qui nuise aux manifestations pacifiques.

Vendredi dernier, Roger Brown, commandant divisionnaire de la GRC au Nouveau-Brunswick, a déclaré que les armes saisies lors de l'opération prouvent que la manifestation n'était plus pacifique. Il a ajouté que la GRC avait agi pour garantir la sécurité publique.

À la recherche d'une solution

L'ancien ministre Bernard Thériault, qui a aidé à trouver un terrain d'entente lors du conflit de la pêche à Burnt Church il y a quelques années, voit diverses difficultés et des défis à surmonter avant de retrouver la paix aujourd'hui.

« La Première Nation d'Elsipogtog ne pourra pas régler le problème elle seule. Et il y a tout ce phénomène de Warriors qui s'accote un peu à l'opposition sous la gouvernance à l'intérieur de la réserve et qui complique les choses. Il y a d'autres Premières Nations au Nouveau-Brunswick également qui vont s'opposer. C'est assez difficile pour le chef d'Elsipogtog de négocier pour toutes les autres. Je crois que la solution, c'est une pause, et deuxièmement l'appel d'une médiation extérieure », affirme Bernard Thériault.

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