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« L'ange blond » qui fascine la Grèce

21/10/2013 05:49 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST
AFP

Une fillette découverte dans un camp de Roms du centre de la Grèce, au sein d'une famille qui n'est pas la sienne, fascine depuis quelques jours la presse grecque et européenne, qui surnomme déjà l'enfant « l'ange blond »... à défaut de pouvoir en dire davantage sur sa véritable identité.

La justice grecque a inculpé lundi pour "enlèvement" les faux parents roms de la mystérieuse fillette découverte dans un campement près de Larissa, dans le centre de la Grèce, et les a placés en détention provisoire, a indiqué à l'AFP l'avocat du couple.

Cette décision judiciaire a été prise à la suite du tollé provoqué par la découverte par la police de cette fillette, une enfant blonde aux yeux verts, vivant avec le couple incriminé qui s'est avéré, après des examens ADN, n'avoir aucun lien de parenté avec elle.

D'où vient l'enfant? Les avocats du couple où la jeune fille a été retrouvée affirment : « Il n'y eu aucun enlèvement, aucun vol, aucun trafic. Ils n'ont pas acheté l'enfant ».

Cette mère biologique, de nationalité « étrangère » ont précisé les avocats, est actuellement recherchée par les autorités. La presse grecque parle d'une Bulgare.

« L'ange blond » n'a pas été filmé depuis qu'elle a été hospitalisée pour des examens médicaux, mais des photos ont été diffusées par la police. On y voit la jeune fille, âgée d'environ quatre ans, la peau très claire, les yeux verts, la chevelure blonde désordonnée et les mains sales, vêtue d'un ensemble de jogging gris.

La police espère d'ailleurs que la diffusion de ses images aidera à faire avancer l'enquête.

La jeune fille se faisait appeler « Maria » au sein de sa famille rom. Le couple aurait berné la mairie d'Athènes en la faisant inscrire à son nom dans les registres de l'état civil.

Les autorités grecques l'ont découverte mercredi lors d'une perquisition de routine dans un camp de la ville de Farsala. Des examens ont déterminé que le couple qui s'occupait de la fillette n'avait aucun lien de parenté avec elle.

C'est le teint laiteux de la peau de « Maria » - qui tranchaient nettement avec celui des autres enfants du camp - qui a attiré l'attention des policiers.

Les autorités soulignent que le couple a changé de versions à plusieurs reprises concernant la provenance de la fillette. L'une d'elles soutient que la fillette est née d'un père canadien rencontré en Crète par la femme de 40 ans interpellé par la police.

Le couple aurait par ailleurs enregistré la naissance de 15 enfants, et ce, dans trois villes différentes, ce qui semble peu probable puisque trois enfants seraient nés en cinq mois entre juin et novembre 1993 et trois autres d'octobre 1994 à février 1995.

Les autorités affirment avoir déjà reçu 9000 appels de personnes se disant concernées par cette découverte, tant en Grèce qu'à l'étranger.

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