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Déraillement à Gainford : les évacués doivent attendre

21/10/2013 09:04 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST

Avec le feu qui consume encore deux wagons de train déraillés lundi matin, cela pourrait prendre encore un jour de plus avant que les évacués de Gainford puissent rentrer chez eux.

Environ une centaine de résidents de Gainford ont dû fuir durant la fin de semaine quand 13 wagons d'un train du Canadien National (CN) transportant du pétrole et du propane ont quitté les rails et que trois d'entre eux ont pris feu. L'ordre d'évacuation et l'état d'urgence imposés sont prolongés, possiblement jusqu'à mardi.

Tard dimanche, la compagnie a procédé au brûlage dirigé du propane dans les wagons. Elle indique aussi que les wagons contenant du pétrole brut ont été retirés, ce qui devrait limiter les risques d'explosion. Le CN s'est excusé auprès des évacués.

Le récit terrifiant d'un couple

La taxidermiste Jeanette Hall témoigne du vacarme puis du brasier qu'a causé le déraillement au petit matin du 19 octobre. « J'ai été réveillé par ce qui ressemblait au bruit d'un avion qui atterrissait sur la route 16 », n'hésite pas à dire la femme. « Par la suite, nous avons entendu le "boum, boum boum" du train qui déraillait », continue celle dont la résidence et le studio se trouvent tout juste devant la route où s'est produit le déraillement.

Celui-ci a ensuite provoqué un incendie d'une force telle qu'on aurait dit « que le soleil était juste à côté de la fenêtre », dit son conjoint, Travis Hjelmeland. Mme Hall ajoute qu'ensuite, « les rideaux ont fondu sur les fenêtres ».

Mme Hall, qui a filmé le brasier dans ses premiers moments a ensuite gagné son sous-sol pour se protéger avec son conjoint. « Je me suis dit que ça allait exploser », craignait la résidente. Le couple a alors vu sa pelouse en flammes. « Nous aurions dû mourir dans cet accident. Je n'arrive pas à expliquer comment la maison et tout le reste n'ont pas complètement brûlé. »

Appel à plus d'investissements

Le déraillement et l'incendie de samedi constituent le troisième incident en un mois impliquant des trains du CN transportant des matériaux dangereux. L'entreprise défend son bilan en matière de sécurité, soulignant que ce nombre est bas compte tenu du volume de marchandises qu'elle transporte.

Toutefois, le directeur de Transport Action Ontario, Dan Hammond, rétorque qu'il ne s'investit pas suffisamment d'argent au pays dans la sécurité ferroviaire. Il estime que pour investir, les compagnies de chemins de fer ont besoin de mesures incitatives semblables à celles dont bénéficient les entreprises de prospection de pétrole.

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