POLITIQUE

Conflit étudiant : la commission Ménard manque de temps

21/10/2013 07:10 EDT | Actualisé 21/12/2013 05:12 EST
PC

Le président de la commission chargée d'analyser les événements du printemps 2012 a amorcé la seconde semaine d'audiences publiques en reconnaissant du bout des lèvres qu'il serait impossible de remplir la mission confiée par le gouvernement Marois.

Dans son discours d'ouverture, Serge Ménard a rappelé que la Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012 (CSEEP) devait, en l'espace de quelques semaines, produire un rapport sur des heurts s'étant échelonnés sur une période de plusieurs mois dans plusieurs villes du Québec.

Cela est bien peu comparativement aux 21 mois qu'aura duré la Commission Morden, dont le mandat était de faire la lumière sur les trois journées d'émeute survenues dans les rues de Toronto lors du Sommet du G20 en juin 2010, a suggéré M. Ménard.

Le juge Morden a d'ailleurs « spontanément » fait remarquer aux commissaires qu'il leur serait « absolument impossible » d'y parvenir dans le délai qui leur a été imparti, a exposé l'ancien politicien.

La directrice générale d'Amnistie internationale pour la section du Canada francophone, Béatrice Vaugrante, a fait écho aux propos de Serge Ménard.
D'entrée de jeu, elle a déclaré que son organisation aurait souhaité la mise sur pied d'une véritable commission d'enquête indépendante publique.

Mme Vaugrante a ensuite dénoncé le recours à la tactique de la souricière, puisque celle-ci « met en danger le droit de manifester » de par sa nature dissuasive, d'après elle.

Car fondamentalement, dans un État de droit, les policiers ont le devoir de protéger le droit de manifester pacifiquement, a plaidé Mme Vaugrante.

Les commissaires Serge Ménard, Bernard Grenier et Claudette Carbonneau entendront lundi après-midi des manifestants de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

La Presse Canadienne

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