NOUVELLES

Mairie de Montréal: Bibiane Bovet se fait montrer la porte par Mélanie Joly

20/10/2013 04:34 EDT | Actualisé 20/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - La candidate à la mairie de Montréal Mélanie Joly a finalement annoncé le retrait de son appui à la candidature de Bibiane Bovet dans le district De Lorimier. Lors d'une conférence de presse, dimanche, Mme Joly a précisé que cette décision découlait de la confirmation, par l'Autorité des marchés financiers (AMF), que Mme Bovet faisait l'objet d'une enquête de l'agence québécoise.

Vendredi, le passé d'escorte de Mme Bovet, et son offre de «massages thérapeutiques», avaient fait grand bruit dans les médias, poussant sa chef à réaffirmer son soutien envers sa candidate.

Dimanche, Mme Joly, qui se situe en deuxième place dans le sondage publié récemment par Radio-Canada, a souligné qu'elle avait défendu, deux jours plus tôt, le «droit à la différence» de sa candidate, et que sa volte-face subséquente était «uniquement liée» à la confirmation d'une enquête de l'AMF visant Mme Bovet.

Parallèlement aux travaux de l'agence gouvernementale, Mme Joly a mentionné que sa propre équipe avait tenté d'analyser la structure de l'entreprise de Mme Bovet, où les investisseurs sont entre autres incités à financer la mise sur pied d'une nouvelle monnaie, mais sans succès.

Au dire de l'aspirante-mairesse, il n'est pas possible de se permettre des doutes lorsqu'il est question de «remplacer un système corrompu à la tête de la Ville».

À deux semaines du scrutin, il est impossible, pour Mme Joly, de présenter un nouveau candidat dans le district électoral de son ex-candidate. La chef de la formation Vrai changement pour Montréal ignore si Mme Bovet se présentera comme indépendante dans De Lorimier.

Dans une pique clairement adressée à ses adversaires Marcel Côté et Denis Coderre, qui ont recrutés d'anciens élus d'Union Montréal, le défunt parti de l'ex-maire Gérald Tremblay, Mme Joly a lancé: «Je préfère me tromper sur le passé d'une candidate que je ne connaissais pas suffisamment alors qu'il y a, dans d'autres partis, des candidats dont le passé est connu de tous.»

Si elle a assuré que Mme Bovet n'était pas accusée de quoi que ce soit, Mélanie Joly a souligné qu'il fallait «dissiper tout doute sur le plan de l'intégrité» de son parti, ce qui explique l'expulsion de Mme Bovet de la formation politique.

Plaidant l'«erreur de bonne foi», Mme Joly dit que son équipe, de taille réduite, doit composer avec des «ressources limitées» et que les «choses se sont bousculées», le tout afin d'expliquer l'apparence de cafouillage des trois derniers jours à propos de la candidature de Bibiane Bovet.

«Il reste deux semaines avant le scrutin, notre équipe continue de faire campagne», a-t-elle assuré.

PLUS:pc