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La qualité d'écriture des économistes de la BDC laisse à désirer, dit un rapport

20/10/2013 03:54 EDT | Actualisé 20/12/2013 05:12 EST

OTTAWA - Bons avec les chiffres, un peu moins avec les lettres: un rapport interne note que la qualité de l'écriture des économistes de la Banque du Canada laisse à désirer.

Plusieurs personnes trouvent que les habiletés d'écriture de ces économistes ont besoin d'amélioration, affirme cet audit commandé par la banque centrale.

Grammaire, synthèse des idées et priorisation de l'information utile feraient partie des points à améliorer.

Les évaluateurs ont fait enquête sur un groupe d'économistes bancaires élites, dont la plupart possèdent des diplômes universitaires et qui analysent régulièrement l'état de l'économie canadienne et internationale.

L'avis de ce groupe d'experts est très en demande de la part du gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, et de ses adjoints, qui doivent établir la politique monétaire du Canada dans un climat financier instable.

La charge de travail du groupe a énormément augmenté depuis la crise économique mondiale de 2008, note l'audit.

«Le nombre de demandes d'analyse provenant du conseil des gouverneurs a augmenté alors qu'il cherche à comprendre l'impact d'un nombre grandissant de facteurs sur l'économie, à répondre à des questions concernant les prévisions à court terme, et à se préparer pour des apparitions publiques», dit le rapport interne.

De plus, des demandes aléatoires du gouverneur et d'autres personnes pour des analyses rapides, qui occupent maintenant jusqu'à la moitié du temps de ces économistes, ont provoqué un retard de production alors que les gestionnaires doivent corriger les documents de pauvre qualité.

«La longue révision était en partie attribuée aux habiletés d'écriture, en termes tant de communication que du niveau approprié de détails à inclure dans 'une histoire'», lit-on dans l'audit.

Le groupe a définitivement besoin de formation en écriture, conclut le rapport, que la banque a accepté de fournir.

La Presse Canadienne a récemment obtenu une copie pratiquement non censurée de l'audit en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Par ailleurs, le rapport des auditeurs louange le travail du département des «analyses courantes» de la banque centrale.

La porte-parole Jill Vardy a refusé de commenter immédiatement l'affaire, affirmant que la Banque du Canada était présentement en interruption de communications en prévision de l'annonce d'une politique clé. La banque annoncera mercredi le taux de financement à un jour qui influence les taux d'intérêts généraux.

Mme Vardy a confirmé que les économistes qui font l'objet de l'audit participent au procédé d'élaboration de la politique monétaire de la banque.

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