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La conférence de Genève sur la guerre en Syrie pourrait avoir lieu en novembre

20/10/2013 07:27 EDT | Actualisé 20/12/2013 05:12 EST

BEYROUTH - La conférence internationale visant à mettre un terme à la guerre civile syrienne est prévue pour le 23 novembre, a déclaré dimanche le chef de la Ligue arabe, alors que l'envoyé de la Ligue et des Nations unies en Syrie a affirmé que la date n'avait pas encore été déterminée avec certitude et que les pourparlers n'auraient pas lieu sans la présence d'une «opposition crédible».

Depuis des mois, les États-Unis et la Russie tentent de convaincre le gouvernement du président Bachar el-Assad et l'opposition syrienne de se rendre à Genève afin de discuter d'une solution politique à la crise, mais la rencontre a été repoussée à plusieurs reprises. Même aujourd'hui, il n'est pas certain que les deux camps souhaitent réellement négocier alors que le conflit, qui en est à sa troisième année, semble sans issue.

Les membres du principal groupe d'opposition reconnu par l'Occident, la Coalition nationale syrienne, doivent se réunir le 1er novembre afin de décider s'ils assisteront ou non à la conférence. L'une des divisions les plus respectées de ce groupe, le Conseil national syrien, a déjà fait savoir qu'il n'avait pas foi en ces discussions et qu'il n'y participerait pas.

Plusieurs combattants rebelles sur le terrain refusent carrément de négocier avec le régime Assad. De son côté, le gouvernement syrien a également dit qu'il ne discuterait pas avec l'opposition armée.

Prenant la parole au quartier général de la Ligue arabe au Caire, le chef de l'organisation, Nabil Elaraby, a annoncé que la conférence de Genève aurait lieu le 23 novembre. Il a ajouté que les négociations seraient difficiles, mais qu'il était temps que le bain de sang cesse.

L'envoyé de la Ligue arabe et de l'ONU en Syrie, Lakhdar Brahimi, s'est toutefois montré plus prudent et a insisté sur le fait que la date pour la conférence n'avait pas encore été fixée. Il a indiqué devoir d'abord rendre visite au Qatar et à Turquie, deux alliés importants des rebelles syriens, puis rencontrer les représentants des États-Unis et de la Russie à Genève avant que la date finale ne soit confirmée.

M. Brahimi a soutenu qu'il n'y aurait pas de négociations sans la présence d'une «opposition crédible» représentant un nombre significatif d'opposants au régime syrien au sein de la population syrienne.

La conférence de Genève a souvent été reportée au cours des derniers mois, en partie en raison du profond différend concernant le sort de Bachar el-Assad.

Dans le passé, la Coalition a déjà dit qu'elle ne négocierait que s'il était établi dès le départ que le président Assad quitterait le pouvoir avant le début de la période de transition.

Le gouvernement syrien a pour sa part rejeté cette demande, affirmant que Bachar el-Assad resterait en poste jusqu'à la fin de son mandat en 2014 et qu'il déciderait ensuite s'il souhaitait se représenter à l'élection.

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