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Des centaines de citoyens opposés au gaz de schiste réunis au Nouveau-Brunswick

20/10/2013 12:31 EDT | Actualisé 20/12/2013 05:12 EST

REXTON, N.-B. - Des centaines de personnes se sont rassemblées dimanche dans une salle communautaire de Rexton, au Nouveau-Brunswick, pour discuter de leur opposition au développement du secteur du gaz de schiste dans la province, alors que leurs démarches ont reçu l'appui d'un grand chef autochtone du Manitoba.

Le chef de la Première Nation Elsipogtog, Arren Sock, a déclaré que la rencontre, tenue sur les terres de sa communauté, était l'occasion, pour ses concitoyens, de raconter leur vécu.

«Cela fait partie du processus de guérison, et je voulais que le tout soit enclenché», a dit M. Sock après la rencontre, qui a attiré environ 300 membres de la communauté et manifestants, et qui était interdite aux médias.

Le chef Sock n'a pas voulu dire si quoi que ce soit avait été décidé concernant la façon de procéder avec la manifestation contre l'exploration des gaz de schiste par l'entreprise SWN Resources.

«J'aurai plus d'informations dans quelques jours», a-t-il ajouté.

Le chef Sock et le grand chef Derek Nepinak, de l'Assemblée des chefs du Manitoba, devraient tenir une conférence de presse à Elsipogtog lundi matin. M. Nepinak a indiqué que les chefs membres de l'assemblée manitobaine l'avaient envoyé au Nouveau-Brunswick pour se montrer solidaire de la communauté et des manifestants.

«Nous reconnaissons qu'il existe de nombreuses similitudes dans plusieurs situations se déroulant sur les terres autochtones en lien avec l'industrie d'extraction des ressources naturelles et les intérêts corporatifs, en opposition aux droits autochtones et à notre combat pour préserver nos écosystèmes», a-t-il affirmé.

«Nous avons un engagement et une responsabilité envers la terre et les gens se doivent de respecter cela.»

Le chef Nepinak n'a pas voulu dire ce qu'il croyait qu'Elsipogtog devait faire comme prochain geste dans son opposition à la fracturation hydraulique, mais a précisé qu'il demeurerait sur place aussi longtemps que nécessaire.

L'un des intervenants dans la salle communautaire s'est excusé aux médias dont les véhicules et l'équipement ont été saisis par un petit groupe de manifestants, samedi. Cette excuse a provoqué une ovation de la foule. Certains manifestants avaient sommé des journalistes de Global et de CTV News d'abandonner leurs véhicules et leur équipement. Tous ces biens ont été rendus par la suite.

Plus tôt dimanche, environ 50 personnes se sont réunies sous la pluie sur les lieux de la manifestation, sur la route 134, où des tentes avaient été montées et des pancartes avaient été distribuées. Les manifestants sur l'autoroute 11, à Rexton, ont érigé une barricade pendant une courte période de temps, samedi.

Lors de la violente manifestation de jeudi, six véhicules de police, dont une camionnette banalisée, ont été incendiées, et des cocktails Molotov ont été lancés en direction de la police, avant que les autorités n'utilisent des balles de plastique et du gaz poivré pour désarmer les tensions.

Les véhicules incendiés ont depuis été remorquées vers un stationnement adjacent, à environ cinq minutes du lieu de la manifestation.

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