POLITIQUE

L'OQLF va prioriser les plaintes

18/10/2013 10:42 EDT | Actualisé 18/12/2013 05:12 EST
PC

Dans un souci d'efficacité, l'Office québécois de la langue française va à l'avenir trier les plaintes des citoyens.

Jusqu'ici, toutes les plaintes acheminées à l'OQLF étaient traitées de manière égale et uniforme.

L'Office crée maintenant deux catégories de plaintes. La première concerne celles qui touchent directement le plaignant, comme lorsqu'un employé a reçu une note interne en anglais ou lorsque la note au dossier médical d'un patient est en anglais. Dans de tels cas, l'Office va faire un suivi personnalisé auprès des personnes touchées. Ce type de plaintes représente seulement 5 % de toutes celles que reçoit l'OQLF.

Pour la deuxième catégorie de plaintes, il y aura un tri, une priorisation. Cette catégorie englobe la majorité des quelque 4000 plaintes que reçoit l'Office chaque année. Elles touchent l'intérêt général ou collectif, comme des plaintes sur l'affichage ou la publicité commerciale. L'Office les traitera selon la gravité de l'infraction, selon le nombre de plaintes ou encore selon l'impact dans l'espace public.

L'Office espère ainsi accélérer le traitement des plaintes du public. Aussi, à compter d'aujourd'hui, toute personne qui veut signaler une infraction à l'Office peut remplir en ligne un nouveau formulaire de plainte.

Plus de transparence

L'Office a aussi nommé une commissaire responsable de l'amélioration de la qualité des services aux citoyens et aux entreprises.

Ces changements dans les pratiques de l'OQLF ont été faits à la demande de la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy. Ils concrétisent une annonce faite en début d'année à la suite d'une controverse impliquant un restaurant bien connu de Montréal.

L'affaire des pastas

En mars dernier, la ministre a annoncé une série de mesures axées sur la collaboration avec les entreprises, dont une communication plus efficace avec les entrepreneurs qui font l'objet de plaintes.

Cela faisait suite à une controverse survenue en février dernier, lorsque le propriétaire du restaurant italien Buonanotte, Massimo Lecas, a reçu une plainte formelle de l'OQLF. L'Office exigeait plusieurs changements et corrections au menu du restaurant. Les mots italiens « pasta », « bottiglia » et « calamari » devaient notamment être traduits en français par « pâtes », « bouteille » et « calmar » respectivement. Ce geste de l'Office avait alors soulevé un tollé. L'OQLF a par la suite reconnu qu'il s'agissait là d'un excès de zèle. Dans la foulée de cette controverse, la PDG de l'Office, Louise Marchand, a démissionné.

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