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Cheney avait peur que des terroristes utilisent son défibrillateur pour le tuer

18/10/2013 08:52 EDT | Actualisé 18/12/2013 05:12 EST

WASHINGTON - L'ancien vice-président américain Dick Cheney affirme avoir déjà eu peur que des terroristes utilisent le défibrillateur implanté près de son coeur pour le tuer et avoir demandé à son médecin de désactiver la fonction sans fil de l'appareil.

M. Cheney a subi cinq crises cardiaques depuis l'âge de 37 ans. Il a reçu une transplantation cardiaque l'an dernier, à l'âge de 71 ans.

Dans une entrevue à l'émission «60 Minutes» de CBS, l'ancien vice-président dans l'administration de George W. Bush explique que son médecin a remplacé en 2007 un défibrillateur cardiaque installé près de son coeur. L'appareil permet de détecter les battements cardiaques irréguliers et de les contrôler avec des décharges électriques.

M. Cheney a raconté que lui et son médecin, le cardiologue Jonathan Reiner, avaient décidé de désactiver la fonction sans fil de l'appareil pour éviter que des terroristes envoient dans son coeur des décharges électriques mortelles.

Quelques années plus tard, M. Cheney a regardé un épisode de la série «Homeland», où un tel scénario fait partie de l'intrigue.

«J'ai trouvé que c'était crédible», a-t-il déclaré dans l'entrevue, qui doit être diffusée dimanche. «Je sais d'après mon expérience, et par la nécessité d'ajuster mon propre appareil, qu'il s'agissait d'un portrait fidèle des scénarios possibles.»

M. Cheney et son cardiologue font présentement la promotion d'un livre qu'ils ont écrit ensemble, intitulé «Heart: An American Medical Odyssey».

Dans l'entrevue, le docteur Reiner affirme qu'il s'inquiétait que son célèbre patient ne puisse résister à la pression des attentats du 11 septembre 2001. Les tests médicaux réalisés ce matin-là montraient que M. Cheney avait un haut taux de potassium dans son sang, un état appelé l'hyperkaliémie, qui peut causer des battements cardiaques anormaux et un arrêt cardiaque.

Le cardiologue se rappelle avoir regardé la couverture des attentats à la télévision et s'être dit: «Oh, super, le vice-président va mourir d'hyperkaliémie ce soir».

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