NOUVELLES

Violente manif contre le gaz de schiste au Nouveau-Brunswick: 40 arrestations

17/10/2013 09:10 EDT | Actualisé 17/12/2013 05:12 EST

REXTON, N.-B. - Des dizaines de personnes ont été arrêtées, jeudi, lors d'une manifestation contre l'exploitation des gaz de schiste au Nouveau-Brunswick, après que des cocktails Molotov eurent été lancés sur des policiers et que des véhicules eurent été incendiés, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Au moins cinq véhicules de police ont été brûlés, des cocktails Molotov ont été lancés sur les policiers et au moins un coup de feu a été tiré par un civil, selon l'agente Jullie Rogers-Marsh.

«La GRC s'est appliquée à travailler avec toutes les parties impliquées dans l'espoir de trouver une issue pacifique. Ces efforts n'ont pas réussi», a-t-elle déclaré. «Les tensions montaient et des crimes sérieux ont été commis.»

Au moins 40 personnes ont été arrêtées pour délits liés aux armes à feu, menaces, intimidation, méfaits et violation d'une injonction de la cour.

Vers 7h30 jeudi matin, la police a commencé à faire respecter une injonction décrétée plus tôt ce mois-ci pour mettre fin au blocus visant à empêcher l'entreprise gazière SWN Resources d'effectuer des tests sismiques dans la région. Le blocus se tenait près de Rexton, sur la route 134, à proximité de l'entrepôt où se trouve l'équipement d'exploration de l'entreprise.

La route 134, à la hauteur de Rexton, et la route 11, entre Richibucto et Sainte-Anne-de-Kent, ont été fermées à la circulation pendant environ 12 heures. Les écoles des environs ont été fermées pour la journée par mesure de précaution.

La GRC a commencé à faire respecter l'injonction après que des menaces eurent été proférées à l'endroit d'un garde de sécurité sur les lieux, la nuit précédente, a rapporté Mme Rogers-Marsh. Elle n'a pas voulu révéler les tactiques utilisées par la police pour contenir la foule et a refusé de commenter des informations selon lesquelles les policiers auraient utilisé des balles de caoutchouc.

Robert Levi, conseiller membre de la Première Nation Elsipogtog, a raconté s'être rendu sur les lieux de la manifestation tôt jeudi, lorsqu'il a appris que la police allait agir.

Il a rapporté que la police avait vaporisé du gaz poivré sur des dizaines de personnes après 9 h 30, alors qu'il arrivait sur les lieux accompagné du chef et du conseil de la nation Elsipogtog.

La GRC avait bloqué la route 134 le 29 septembre, lorsqu'une manifestation a commencé à déborder sur la voie publique. Les manifestants ont ensuite coupé des arbres de chaque côté de la route, bloquant l'accès aux terrains de l'entreprise gazière.

Le premier ministre David Alward a appelé au calme et a exprimé son appui envers le travail fait par la GRC «pour assurer que les lois du Nouveau-Brunswick soient protégées».

PLUS:pc