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TransCanada: un bris est constaté dans un gazoduc du nord-ouest de l'Alberta

17/10/2013 05:36 EDT | Actualisé 17/12/2013 05:12 EST

CALGARY - L'Office national de l'énergie a ouvert une enquête sur la fuite d'un gazoduc de la compagnie TransCanada survenue dans la nuit de jeudi dans le nord-ouest de l'Alberta.

La porte-parole de l'ONÉ, Rebecca Taylor, a confirmé qu'un bris avait été constaté sur la ligne NOVA de TransCanada dans un secteur isolé de la province. Elle a ajouté que les valves du gazoduc avaient été fermées et que des inspecteurs de l'ONÉ étaient en route pour évaluer la situation.

La chute de pression du conduit a été observée aux environs de 2 h 50 jeudi matin, a précisé un porte-parole de TransCanada, Shawn Howard. Le gazoduc se trouve à environ 140 kilomètres à l'ouest de Fort McMurray, dans le nord de la province.

Des équipes de TransCanada ont été dépêchées sur place pour ériger un périmètre de sécurité et isoler le secteur. Les autorités ne s'attendaient pas à devoir émettre un avis de menace à la sécurité publique.

Le gazoduc, qui fait 92 centimètres de diamètre, transporte du gaz naturel non corrosif, à faible teneur en sulfure d'hydrogène, une substance toxique.

La résidence la plus près du lieu de l'incident se trouve à environ 50 kilomètres. Mme Taylor a précisé par ailleurs qu'un camp de travailleurs situé à quelques kilomètres de cet endroit n'a pas été évacué.

«Le gaz naturel — et plus particulièrement le gaz naturel non corrosif — tend à se dissiper assez rapidement dans l'atmosphère. Vous ne verrez pas une flaque de ce produit se former sur le sol», a-t-elle expliqué.

Les communautés autochtones de la région ont elles aussi été avisées du bris, a poursuivi Mme Taylor.

TransCanada ne connaît pas, pour l'instant, l'impact qu'aura cette fuite auprès des foyers albertains de la région qui utilisent du gaz naturel, a reconnu M. Howard.

Un porte-parole du Bureau de la sécurité des transports du Canada a de son côté indiqué que l'agence était au courant de l'incident et assurait un suivi avec la compagnie pour obtenir davantage d'informations. Le BST n'avait pas encore décidé, jeudi après-midi, si une équipe d'enquêteurs serait déployée dans la région.

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