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Syrie: la moitié des sites de l'arsenal chimique inspectés

17/10/2013 09:20 EDT | Actualisé 17/12/2013 05:12 EST
AP
UN vehicles leave the Four Season Hotel in Damascus, Syria, Thursday, Aug. 29, 2013. U.N. experts investigating purported poison gas attacks left their Damascus hotel Thursday, but anti-regime activists said the team's destination was not immediately known. (AP Photo)

LA HAYE (AFP) - L'Organisation chargée de superviser la destruction de l'arsenal chimique syrien a annoncé jeudi avoir vérifié près de la moitié des sites en dépit de l'insécurité dans ce pays en guerre.

"Nous avons fait pratiquement la moitié du travail de vérification des sites déclarés", a dit à la presse à La Haye Malik Ellahi, un conseiller politique sur la Syrie de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

En dépit des progrès réalisés en vue de la destruction de l'arsenal d'ici à la mi-2014, Ellahi a souligné que la sécurité restait une des principales préoccupations pour cette mission menée pour la première fois dans un pays en guerre.

"Une de nos préoccupations est évidemment la situation sécuritaire", a dit Malik Ellahi. Plusieurs voitures piégées ont explosé samedi à proximité de l'hôtel de Damas où résident les inspecteurs, et des obus de mortiers sont tombés mercredi, a-t-il dit.

Toutefois, l'insécurité "ne nous a pas empêché de faire notre travail", a-t-il souligné.

"Naturellement, c'est une question qui nous préoccupe mais l'équipe reste déterminée et son moral est excellent", a ajouté le responsable de l'OIAC;

L'OIAC, qui a obtenu la semaine dernière le prix Nobel de la paix, avait indiqué mercredi avoir vérifié onze sites et détruit des équipements de production sur six sites.

Les inspecteurs se concentrent pour l'instant sur la vérification de la liste qu'ont fournie les autorités syriennes, qui comporte 20 sites de production et de stockage des armes chimiques.

Présente en Syrie depuis le 1er octobre, les équipes de l'OIAC et de l'ONU comptent une soixantaine de personnes.

Les inspecteurs "progressent bien" dans leur travail, bien qu'ils ne puissent avoir accès à certains sites en raison de l'insécurité.

La mission a été décidée à la faveur d'un accord russo-américain, alors que les Etats-Unis menaçaient le régime de frappes punitives après une attaque chimique meurtrière imputée aux forces de Bachar al-Assad le 21 août près de Damas.

"Si certains sites demeurent hors d'atteinte d'ici aux dates fixées, cela sera rapporté très précisement au Conseil exécutif" de l'OIAC, a souligné Malik Ellahi.

"Je suis certain que le Conseil prendra en compte les circonstances et qu'il nous dira comment progresser", a-t-il ajouté.

Selon la résolution de l'ONU qui a suivi l'accord russo-américain, l'élimination de l'arsenal doit être achevée d'ici au 30 juin 2014.

Au 1er novembre, les inspecteurs doivent néanmoins avoir déjà vérifié tous les sites de la liste, identifiés les équipements essentiels à la production ou l'utilisation d'armes chimiques, rendre les sites de production "inopérables" et avoir commencé la destruction de certaines armes chimiques, a rappelé l'OIAC.

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