NOUVELLES

PPP: Québec ne peut gouverner en écartant des avenues, dit Couillard

17/10/2013 12:25 EDT | Actualisé 17/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Le gouvernement québécois ne devrait pas faire une croix sur les partenariats public-privé (PPP), estiment le chef libéral Philippe Couillard et un regroupement de gens d'affaires.

En marge de l'inauguration du tout nouveau Centre de recherche du CHUM (CRCHUM), le 8 octobre dernier, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, avait affirmé qu'il était hors de question pour le gouvernement péquiste de donner le feu vert à d'autres projets en suivant ce modèle d'affaires.

«Pour nous, il n'est pas question d'aller dans d'autres PPP», avait tranché le ministre, assurant que le gouvernement se consacrerait à l'évaluation des projets en cours.

Invité à réagir aux propos du ministre Hébert, jeudi, le chef du Parti libéral du Québec a plaidé qu'il n'était pas avisé pour un gouvernement de se priver ainsi d'explorer les possibilités qui s'offrent à lui.

«C'est toujours une erreur de gouverner en fermant des portes ou en faisant des moratoires», a affirmé M. Couillard en marge d'un point de presse qui s'est tenu à Pointe-Claire.

«Les PPP, il n'y a rien de magique là-dedans, c'est un outil. Un outil qui peut être utilisé ou pas. Mais ne pas se donner la liberté d'étudier l'outil, c'est une très mauvaise décision. Le Centre de recherche du CHUM vient d'être livré dans les temps et dans les budgets. Il y a quand même quelque chose à dira là-dessus», a-t-il précisé.

Le chef libéral abonde dans le même sens que le directeur général de l'Institut pour le PPP (IPPP), Roger Légaré, selon qui Québec ne peut se priver d'un tel outil alors que sa situation financière est aussi fragile.

M. Légaré juge que les contrats en PPP «offrent des garanties de transparence et de performance» qui sont conformes aux attentes du gouvernement.

L'IPPP recevait jeudi une délégation de gens d'affaires du Québec, du Canada et de la France afin de discuter des avantages et des inconvénients de ce type de partenariats.

L'une des grandes défenderesses des PPP, l'ancienne ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor Monique Jérôme-Forget, doit prendre la parole jeudi soir au CRCHUM.

PLUS:pc