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Mon meilleur ennemi

17/10/2013 01:05 EDT | Actualisé 16/12/2013 05:12 EST

Le match Blue Jackets-Canadien de jeudi soir sera le tout premier entre Ryan Murray et Alex Galchenyuk, respectivement 2e et 3e choix au total au repêchage de 2012. Mais un autre duel sera tout aussi intéressant, sinon plus, à surveiller.

Ce sera celui entre Murray et l'éternel complice de Galchenyuk, Brendan Gallagher.

Ennemis dans la Ligue junior de l'Ouest (Gallagher jouait à Vancouver, Murray, à Everett), les deux jeunes hommes ont appris à se connaître au mondial junior 2012, en tant que coéquipiers avec Équipe Canada.

La relation d'amitié est telle que Gallagher a invité Murray à un match du Tricolore au Centre Bell la saison dernière, pendant que Murray se remettait de sa blessure à une épaule.

« On s'entend bien, car on s'est tellement affrontés longtemps, a expliqué Murray, l'avenir de la défense des Jackets. Et il est aussi bon comme personne que comme joueur. Il sourit toujours, il est toujours positif et très terre-à-terre. »

« On garde contact autant que possible, d'ajouter Gallagher. On passe beaucoup de tempsavec nos équipes respectives. Mais je regarde continuellement comment il se débrouille et je suis content de ses succès. »

Léthargie

Sur la glace, toutefois, Murray avait clairement l'ascendant sur Gallagher.

Dans les 12 matchs opposant les 2 patineurs, l'attaquant du Canadien a engrangé 9 points, un total respectable, mais tout de même bas pour un athlète qui produisait 1,3 point par match lors de ses trois dernières années dans le junior.

Et c'était presque gênant dans la colonne des buts : un seul en 12 matchs. Gallagher, rappelons-le, a atteint la marque des 40 buts 3 années de suite.

« Je n'ai jamais marqué à Everett pendant ma carrière, j'en étais incapable!, lance-t-il. J'ai déjà connu un match d'environ 14 tirs, mais ça ne rentrait pas! C'était beaucoup grâce à lui, mais je cafouillais toujours et je crois que mes insuccès à Everett me dérangeaient, j'y pensais. Et aussi, on jouait souvent des matchs défensifs, à bas pointage.

« Murray patine bien et les défenseurs qui patinent bien sont très durs à affronter, ils peuvent sortir la rondelle plus rapidement. Ryan a toujours la tête haute et fait le bon jeu. »

« Il a l'air d'un petit rat!, dit pour sa part Murray. Mais c'est un bon joueur qui va là où ça fait mal, il travaille fort, il est tellement dur à contenir en raison de sa vitesse. Il rend le travail des défenseurs difficile, c'était dur de jouer contre lui dans le junior et c'est pourquoi il connaît du succès. »

Pas de haine

Avec son style fougueux et son éternel sourire, Gallagher compte sa part d'ennemis parmi les défenseurs de la Ligue nationale. Changeraient-ils d'idée si, comme Murray, ils apprenaient à le connaître davantage?

« Il a parfois dit des choses sur la patinoire pour essayer de me faire fâcher, rappelle Murray. Mais une fois que j'ai appris à le connaître, c'était plus difficile de me fâcher contre lui! »

« Plusieurs joueurs me disent qu'ils me détestaient avant de me rencontrer, rétorque le petit numéro 11 du CH. J'essaie simplement de leur expliquer que je suis un bon gars dans la vie! »

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