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Accusations de fraude: Georges Laraque se retire de l'élection dans Bourassa

17/10/2013 06:28 EDT | Actualisé 17/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Georges Laraque a fait volte-face, jeudi, annonçant son retrait comme candidat du Parti vert dans l'élection complémentaire dans la circonscription de Bourassa, après avoir été accusé de fraude à l'endroit d'un partenaire d'affaires.

En entrevue avec La Presse Canadienne mercredi soir, le chef-adjoint du Parti vert et ancien hockeyeur dans la LNH avait pourtant déclaré qu'il poursuivrait sa campagne en vue de l'élection, assurant n'avoir rien à se reprocher.

Dans un communiqué transmis jeudi en fin d'après-midi, M. Laraque souligne qu'il renonce aussi à ses fonctions de chef-adjoint du Parti vert, le temps de «laver sa réputation».

M. Laraque et la chef du Parti vert, Elizabeth May, tiendront un point de presse vendredi matin dans le bureau de campagne de l'ex-candidat, à Montréal-Nord.

Mme May a assuré dans ce même communiqué qu'elle était convaincue de l'innocence de Georges Laraque et qu'elle le soutenait personnellement.

En janvier, des enquêteurs du Service de police de l'agglomération de Longueuil avaient perquisitionné la demeure de M. Laraque pour y saisir différents documents. La direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a par la suite autorisé les accusations dans ce dossier.

Les documents saisis sont liés aux activités de l'entreprise Super-Glide Canada, spécialisée dans les patinoires artificielles et fondée par Georges Laraque en 2009 en collaboration avec l'ingénieur montréalais Marc Filion. La relation d'affaires entre les deux hommes s'était toutefois gâtée.

M. Laraque devra comparaître au Palais de justice de Longueuil le 19 novembre afin de connaître la date de son procès. Il a confirmé que les poursuites de fraude concernent deux transactions de l'entreprise totalisent environ 120 000 $.

«Je trouve ça bizarre d'entendre que je me fais accuser de fraude par un associé qui n'a pas mis une 'cenne' dans la compagnie», avait-il affirmé mercredi soir à La Presse Canadienne.

«J'ai hâte que ça commence, car ça fait deux ans que ce dossier traîne. Je n'ai rien à cacher», avait-il ajouté.

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