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FNC: les 5 films ultimes avant la fin du festival (PHOTOS)

17/10/2013 11:50 EDT | Actualisé 17/10/2013 11:50 EDT
Courtoisie

Le très dynamique Festival du nouveau cinéma (FNC) se conclut samedi avec le merveilleux La danse de la réalité d’Alejandro Jodorowsky. Encore quelques jours afin de profiter de la programmation riche en découvertes cinématographiques. Le Huffington Post Québec vous propose les cinq films ultimes. Amoureux du 7e art, préparez vos agendas.

EN IMAGES:

FNC: les 5 films ultimes avant la fin du festival

1 - LE DÉMANTÈLEMENT de Sébastien Pilote

Gaby est un éleveur d’agneaux au Saguenay qui décide de vendre sa ferme pour aider financièrement l’une de ses deux filles. Même si ses enfants ne viennent plus le voir depuis longtemps, il n’hésite pas à se départir de tous ses biens. Après son premier long métrage Le vendeur, succès autant critique que public, Sébastien Pilote nous offre une œuvre magnifique sur l’amour inconditionnel d’un père pour sa progéniture.

Librement inspiré par Le père Goriot, le roman d’Honoré de Balzac, le jeune réalisateur québécois nous invite à découvrir le quotidien d’un fermier prêt à tout pour se rapprocher de sa famille. Impérial, Gabriel Arcand interprète ici l’un de ses plus beaux rôles au cinéma. Un film sincère et d’une incroyable acuité avec quelques clins d’œil au cinéma classique western de Ford ou d’Eastwood. Bref, un pur bijou sur pellicule.

Présenté le dimanche 20 octobre à 20h30 à l’Excentris.

2 – AU NOM DU FILS de Vincent Lannoo

Le Belge Vincent Lannoo (Strass, Vampires) aime secouer les esprits. D’ailleurs, avec son dernier opus, il ne s’en prive pas. Au nom du fils est une véritable charge sur les certitudes religieuses écorchant au passage les extrémismes dogmatiques. Derrière son style empli d’humour et d’effet visuel à la Tarantino, le long métrage n’hésite pas à dénoncer les actes pédophiles au sein de la prêtrise catholique.

Coécrit avec Philippe Falardeau (Congorama, Monsieur Lazhar), le récit - mêlant la satire et le pamphlétaire - se penche sur la dévote Elisabeth (impressionnante Astrid Whettnall) qui voit son univers basculer lorsqu’elle apprend les raisons du suicide de son fils. Dès lors, la femme meurtrie décide de venger sa mort et part à la poursuite des prêtres coupables.

Présenté le jeudi 17 octobre à 15h au Cinéplex Odéon Quartier Latin.

3 – INTERIOR. LEATHER BAR de James Franco et Travis Mathews

À quoi donc joue James Franco? On le voit dans la gentille superproduction Oz de Disney et soudainement le voilà, objectif à la main, en train de filmer les ébats sexuels d’acteurs pornos homos fétichistes du cuir. L’acteur hollywoodien et maintenant réalisateur «underground» aime brouiller les pistes en dévoilant sa curiosité sur des pratiques marginales somme toute assez révélatrices d’une société contemporaine en pleine mutation.

En réinterprétant les scènes coupées et détruites du très controversé Cruising (1980) de William Friedkin, le duo James Franco et Travis Mathews signent une œuvre crue et sulfureuse. Scènes de sexe non simulées, vrais acteurs venants de l’industrie du porno et un tournage étalé sur deux jours seulement, Interior. Leather Bar se veut d’abord et avant tout une expérience sensorielle brutale. Âmes sensibles s’abstenir.

Présenté le dimanche 20 octobre à 18h00 au Cinéma du Parc.

4 – DIE WELT d’Alex Pitstra

D’origine tunisienne, le cinéaste hollandais Alex Pitstra s’est inspiré en partie de sa propre vie pour réaliser un premier long métrage très touchant d’où il ressort une grande sensibilité humaine. Sous forme de chronique où les destins finissent par s’entrecroiser, Die Welt («le monde» en allemand) s’attarde avec intelligence sur la quête d’identité du jeune Abdallah, un employé d’un magasin de location de DVD.

L’ouverture est d’ailleurs éloquente. On y parle de Transformer 2, le blockbuster de Michael Bay. S’en suit une discussion sur l’impérialisme américain. Au-delà des fausses convictions, le film tourné en Tunisie et primé aux festivals d’Édimbourg et de Rotterdam dresse surtout le portrait naturel d’une génération post-révolution arabe tiraillée entre ses rêves et sa réalité, ses espoirs et ses échecs…

Présenté le jeudi 17 octobre à 17h10 au Cinéplex Odéon Quartier Latin.

5 – TRIPTYQUE de Robert Lepage et Pedro Pires

De l’aveu même de Robert Lepage (Le confessionnal), le cinéma n’est pas vraiment sa tasse de thé. Trop contraignant, trop étouffant, le dramaturge voulait une bonne raison pour reprendre la caméra. Une décennie après La face cachée de la lune, le voici donc de retour en tandem avec son acolyte Pedo Pires (Danse macabre) pour nous présenter Triptyque, œuvre ambitieuse sur le destin de trois personnages en proie à de profondes remises en cause existentielles.

Adapté de la pièce-fleuve Lipsynch, le film est un véritable voyage initiatique qui aborde en trois tableaux les destins urbains d’une chanteuse de jazz de Montréal (Frédérike Bédard), d’une libraire de Québec schizophrène (Lise Castonguay) et d’un chirurgien du cerveau à Londres (Hans Piesbergen). La mémoire, le langage et l’identité sont les thèmes pivots dans lesquels Triptyque construit son édifice impressionnant de poésie.

Présenté le samedi 19 octobre à 17h00 à l’Excentris.

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