NOUVELLES

Un ancien dirigeant communiste hongrois est accusé de crimes de guerre

16/10/2013 02:39 EDT | Actualisé 16/12/2013 05:12 EST

BUDAPEST, Hongrie - Un ancien dirigeant communiste hongrois est accusé de crimes de guerre en lien avec la répression sanglante du soulèvement populaire de 1956.

Bela Biszku a été nommé ministre de l'Intérieur et membre du comité de direction intérimaire du Parti communiste après que l'insurrection d'octobre 1956 ait été rapidement écrasée par les forces soviétiques.

Le comité a ensuite mis sur pied les milices en charge de la répression — y compris le meurtre de 49 personnes en décembre 1956, lors de deux manifestations pendant lesquelles elles ont aveuglément tiré dans la foule.

Le procureur en chef de Budapest, Tibor Ibolya, a déclaré par voie de communiqué que le rôle de Biszku pendant la répression constitue un crime de guerre en vertu des Conventions de Genève. Il est passible de la prison à vie.

Biszku est aussi accusé de ne pas avoir entamé de poursuites criminelles contre les miliciens qui ont battu trois manifestants en mars 1957, et de possession illégale de munitions après que 11 balles aient été retrouvées chez lui en septembre dernier.

L'homme de 92 ans est en détention à domicile depuis près d'un an. S'il est reconnu coupable, il deviendra le seul ancien dirigeant communiste du pays à avoir dû répondre de ses actes.

Son procès devrait débuter d'ici trois mois.

PLUS:pc