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Entente sur la crise budgétaire américaine: le Congrès adopte l'entente

16/10/2013 08:56 EDT | Actualisé 16/12/2013 05:12 EST

WASHINGTON - Le Congrès américain a adopté l'entente bipartite négociée par les leaders démocrate et républicain du Sénat pour sortir les États-Unis de l'impasse budgétaire paralysant la machine gouvernementale et le service public depuis 16 jours.

L'entente a été approuvée dans un premier temps par les sénateurs à 81 voix contre 18.

Quelques heures plus tard, le texte a ensuite été soumis à la Chambre des représentants qui l'a adopté à son tour vers 22 h 15. Si 285 élus, dont les 197 démocrates, l'ont entériné, il s'est trouvé 144 représentants républicains pour s'y opposer.

Le président Barack Obama, qui a remercié les leaders républicain et démocrate, a indiqué, peu de temps après le vote au Sénat mais avant celui de la Chambre des représentants, qu'il allait ratifier le projet dès qu'il sera adopté, ajoutant que le service public commecera à reprendre «immédiatement» ses activités. Il a ajouté que les États-Unis «pourront commercer à chasser ce nuage d'incertitude planant sur les entreprises et sur le peuple américain.»

M. Obama a déclaré que beaucoup de travail attendait les élus. Selon lui, il est grand temps de «s'occuper des questions qui préoccupent vraiment le peuple américain.»

Il a jeté un peu de baume sur l'état d'âme des républicains en affirmant que les démocrates «n'ont pas le monopole des bonnes idées».

Peu avant le vote à la Chambre des représentants, un élu républicain du Kentucky, Harold Rogers, avait bien résumé la situation. «Il est temps de mettre fin à l'arrêt des services gouvernementaux. Il est temps de retire la menace du défaut de paiement des débats. Il est temps de restaurer un peu de bon sens à cet endroit».

L'adoption survient plusieurs heures après que leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, et le leader de la minorité républicaine, Mitch McConnell, se sont entendus sur un accord.

L'entente permettrait au gouvernement de reprendre ses activités jusqu'au 15 janvier et au Trésor américain de continuer à emprunter jusqu'au 7 février, voire un mois de plus.

Le Congrès devait conclure une entente d'ici minuit, jeudi. Le secrétaire du Trésor, Jacob Lew, avait prévenu qu'à compter du 17 octobre, que la capacité d'emprunt du gouvernement atteindrait sa limite, le plafond de sa dette atteignant à l'heure actuelle 16 700 milliards $ US.

Plus tôt dans la journée de mercredi, le président de la Chambre des représentants, John Boehner, de même que d'autres leaders du Parti républicain avaient indiqué avoir l'intention de voter en faveur de l'entente.

Dans un communiqué, M. Boehner avait tout de même soutenu que la Chambre des représentants s'était «battue de toutes ses forces» pour convaincre le président des États-Unis, Barack Obama, de participer aux négociations bipartisanes sur la dette du pays et sa réforme du système de santé, lancée il y a trois ans. Il y avait également promis que cette lutte se poursuivrait.

M. McConnell avait indiqué que l'entente permettait aux républicains d'obtenir une réduction des dépenses dans une portion du budget pour une deuxième année consécutive, avant d'ajouter: «nous ne reviendrons plus en arrière».

Le sénateur républicain Ted Cruz, enfant-chéri du Tea Party, avait quant à lui déclaré ne pas avoir l'intention de s'opposer à la tenue d'un vote sur cette entente. Toutefois, lors des débats avant l'adoption du texte de loi, il a décrié le compromis.

La nouvelle entente conclue au Sénat n'apporte qu'une modification mineure au programme d'assurance-maladie — surnommé «Obamacare» —, en prévoyant d'abord une vérification des revenus de ceux qui souhaitent réclamer une aide fédérale pour souscrire à une assurance publique.

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