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Cambodge: l'opposition politique veut que les donateurs fassent pression

16/10/2013 09:01 EDT | Actualisé 16/12/2013 05:12 EST

WASHINGTON - Le leader de l'opposition au Cambodge a exhorté, mercredi, les donateurs de la communauté internationale à faire pression sur le gouvernement — qui dépend largement de ces fonds —, à moins que le premier ministre ne consente à la création d'une enquête indépendante sur le scrutin contesté de juillet.

Sam Rainsy était de passage à Washington pour tenter de convaincre l'administration Obama, les élus, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international du bien-fondé de sa position. Son parti s'affaire par ailleurs à organiser une énième manifestation d'envergure la semaine prochaine pour exiger la tenue d'une enquête sur des élections qui auraient, selon eux, été entachées d'irrégularités.

Le parti au pouvoir nie avoir volé la victoire électorale et soutient que le vote était juste et transparent. Les demandes de l'opposition ont été rejetées, et ce même si des observateurs indépendants ont soulevé de sérieux problèmes avec les listes électorales.

Les négociations pour parvenir à une entente sont dans l'impasse, et le Parlement a été convoqué la semaine dernière malgré un boycott de l'opposition, prolongeant le règne du premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis déjà 28 ans.

Le premier ministre, qui a la réputation d'être impitoyable, a été porté au pouvoir en 1985 et n'a démontré qu'une faible tolérance pour l'opposition politique.

Il a toutefois piloté une modeste croissance économique au cours de la dernière décennie en plus d'avoir apporté une certaine stabilité à un pays ravagé par une pauvreté persistante et pratiquement anéanti, dans les années 1970, sous le règne de la terreur des Khmers rouges.

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