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Stéphane Gendron frappe un mur en invitant des musulmans à Huntingdon

15/10/2013 10:05 EDT | Actualisé 15/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Stéphane Gendron, maire de Huntingdon, s'inquiète pour sa ville. Chaque année, on compte deux fois plus de décès que de naissances. Il a donc voulu remédier à la décroissance démographique en invitant des nouveaux arrivants musulmans à venir s'installer dans son patelin.

Il a donc entrepris une campagne de séduction, leur offrant des maisons à 140 000 $, les emmenant en autobus pour une visite de la ville, leur faisant valoir tous les avantages qu'ils pourraient en tirer. Ils sont médecins, avocats, ingénieurs, comptables; ils viennent de Biélorussie, de Colombie, d'Algérie mais leurs diplômes ne sont pas reconnus, ils doivent parfaire leurs connaissances dans nos universités. Les immigrants ont tout quitté pour venir vivre au Québec et s'attendent à pouvoir s'intégrer sans attendre. Sauf que tout n'est pas si simple.

En consultant des personnes très impliquées auprès des nouveaux venus, on explique au maire Gendron que s'il n'a pas d'emplois à offrir chez lui, les gens ne viendront pas s'y installer.

Mais au-delà des bonnes intentions, depuis 40 ans, les chiffres démontrent qu'il est faux de croire que l'immigration nous enrichit économiquement. Et c'est à Montréal que 85 pour cent des arrivants préfèrent s'établir. «Les Autres», ce dimanche, 19h, au Canal D.

Pierre Lapointe, l'explorateur

De très flamboyant à plus intimiste, Pierre Lapointe suit ses états d'âme et parfois s'intègre à l'air du temps. Compositeur de la trempe des Léveillée, Ferland, Bélanger, capable de puiser l'essence des sentiments à même le cœur des hommes, il peut aussi nous entraîner dans une folie de jeunesse contagieuse.

Il a étudié les arts plastiques, puis le théâtre, pour bifurquer vers la chanson. En 2001, il remporte le grand prix du Festival international de Granby. Depuis, son œuvre ne cesse de prendre de l'ampleur. À «Cliptographie», animée par Nicolas Tittley, on passe en revue les clips des chansons qui ont marqué l'évolution de sa carrière. Après «Le Columbarium», qui nous a accroché l'oreille, il enchaîne avec «Tel un seul homme», «Deux par deux rassemblés», «La forêt des mal-aimés», «Au bar des suicidés». L'explorateur se transforme, danse, surprend en nous proposant ses terres inconnues, des lieux, depuis, très fréquentés.

Puis tout à coup, il revient à l'essentiel, seul au piano, pour renouer avec la source nourricière. On ne peut cataloguer Pierre Lapointe, ses talents artistiques sont multiples et sans limites. Dommage qu'il soit si rare à la télévision. À MusiMax, le jeudi 24 octobre, 20h.

La dérive d'une mère

Plusieurs se souviendront du drame survenu en 2006, lorsqu'on a découvert que Louise Desnoyers, d'Ahuntsic, avait noyé Nicolas, son fils de 8 ans, dans le Lac Champlain, du côté américain. Au Canal D, à «Un tueur si proche», on a reconstitué l'événement. Réal Langlois, son conjoint, expliquera que le mariage battait de l'aile et qu'il suggérait un temps de séparation pour que chacun fasse le point. D'une santé mentale fragile, la dame a paniqué et ne semble pas avoir hésité un instant avant de mettre son horrible plan à exécution. Le vendredi 25 octobre, 20h.

La raie manta, la plus grande des raies, peut mesurer jusqu'à 7 mètres et peser 2 tonnes. Mais on connaît peu de choses à son propos. On sait qu'elle se retrouve en Australie, aux Maldives, au Mexique et aux îles Carolines. La biologiste marine, Kathy Townsend, accompagnée de son équipe de scientifiques, lui a consacré toute une année. Ces raies manta sont des créatures très intelligentes ayant des personnalités distinctes: certaines sont curieuses de la présence des humains dans leur environnement, d'autres s'enfuient à leur approche. Une particularité: ces descendantes des requins capables de vivre une cinquantaine d'années ne peuvent demeurer immobiles. «Les mystères de la raie manta», le mardi 22 octobre, 18h, à Explora.

N'entre pas qui veut à l'École de danse de l'Opéra de Paris, créée par Louis XIV, il y a 300 ans. Une fois admis, garçons et filles doivent se soumettre à une discipline sévère et s'engager dans ce dur apprentissage pour une durée de six ans. À TV5, on suit quelques élèves parmi les 130, qui, tous mus par la même passion, s'imposent les longues heures d'exercices et de répétitions qui leur vaudront, peut-être, d'être admis au concours qui fera d'eux des professionnels du corps de ballet. «Graines d'étoiles / Le temps des défis», le mardi 22 octobre, 21h.

À RADIO-CANADA: À «Pour un soir seulement», on marie les voix de Stéphanie Lapointe et de Leif Vollebekk, deux styles dont l'amalgame risque de ravir, ce dimanche, 22h55. Au «Choc des générations», Gregory Charles oppose les «40 ans» aux «30 ans» avec la participation de Maude Guérin et de Sophie Bourgeois. On a confié le «remix» à Bruno Pelletier et Paul Daraîche, le vendredi 24 octobre, 20h.

À TVA: Nelson (Louis Champagne) n'en a pas terminé avec le cas de Normand (François Chénier). Il semble bien que les relations soient difficiles entre Anaïs (Marie Turgeon) et Rachel (Catherine Allard), et William (Antoine Boucher) y est pour quelque chose. Voilà, Félix (Dany Boudreault) a décidé de faire valoir ses droits de père et s'attaque légalement à Roxanne (Sandrine Poirier-Allard), à «Destinées», le mardi 22 octobre, 20h.

À TÉLÉ-QUÉBEC: Les admirateurs de Fabrice Luchini peuvent le voir entouré des «Femmes du 6e», une comédie dans laquelle il tient le rôle d'un financier qui découvre la vie des domestiques espagnoles qui vivent dans son immeuble, ce samedi, 22h30. Puis, le lendemain, 21h, sortant d'un coma, «Jean-Philippe», un fan de Johnny Hallyday, ne peut croire que son idole n'existe pas dans la vraie vie.

À ARTV: Le talent du maestro Yannick Nézet-Séguin ne connaît pas de frontières. Le lundi 21 octobre, 21h, on le retrouve sur la Odeonsplatz de Munich, où il dirige brillamment l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise dans un programme consacré à Verdi et à Wagner.

À MUSIMAX: Cet «Autre Gala de l'ADISQ», à défaut d'être de courte durée, sera à coup sûr fort hilarant puisqu'on en a confié l'animation aux Denis Drolet. Le mardi 22 octobre, 20h, en direct de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Art, ils s'engagent à remettre 25 Félix à des artistes de tous styles.

À CINÉPOP: Dans «Répulsion», de Roman Polanski, on retrouve une Catherine Deneuve comme on ne l'a jamais vue. Elle joue le rôle de Carol, une manucure dont la schizophrénie lui fait redouter les hommes. Son délire atteint un paroxysme lorsqu'elle se retrouve seule pour un week-end dans l'appartement londonien de sa sœur. Ce dimanche, 21h.

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