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Plafond de la dette: la Maison Blanche rejette le nouveau plan de la Chambre

15/10/2013 10:46 EDT | Actualisé 15/12/2013 05:12 EST
AP
House Speaker John Boehner of Ohio speaks during a news conference on Capitol Hill in Washington, Tuesday, Oct. 8, 2013, as the partial government shutdown enters its second week with no end in sight. Democrats controlling the Senate plan to move quickly toward a vote to allow the government to borrow more money, challenging Republicans to a filibuster showdown as the time remaining to stop a first-ever default on U.S. obligations ticks by. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

WASHINGTON (AFP) - La Maison Blanche a rejeté mardi le nouveau plan des républicains de la Chambre des représentants pour relever in extremis le plafond de la dette des Etats-Unis, l'assimilant à une demande de "rançon".

A deux jours de l'échéance d'un possible défaut de paiement, la présidence américaine a dit préférer un plan élaboré depuis deux jours par les chefs de file démocrate et républicain du Sénat.

"Le président (Barack Obama) a dit et répété que les membres du Congrès n'avaient pas à exiger de rançon pour assumer leurs responsabilités fondamentales de voter un budget et de payer les factures du pays", a expliqué une porte-parole de l'exécutif démocrate, Amy Brundage, estimant que "malheureusement, c'est ce que fait la dernière proposition des républicains de la Chambre".

Mme Brundage a accusé les dirigeants républicains de cette assemblée d'avoir élaboré cette proposition "pour plaire à un petit groupe de républicains du Tea Party, ceux-là mêmes qui ont déclenché la paralysie de l'Etat" depuis le 1er octobre.

"Les démocrates et les républicains du Sénat oeuvrent pour mettre fin, de bonne foi (...) aux crises artificielles qui ont déjà été préjudiciables aux Américains", a-t-elle poursuivi.

Rappelant qu'il ne restait que deux jours avant le risque d'un défaut de paiement sans précédent des Etats-Unis sur leur dette souveraine, la porte-parole a exhorté la Chambre à emboîter le pas aux sénateurs.

Plus tôt mardi, les républicains majoritaires à la Chambre avaient annoncé un vote sur un texte relevant la limite de la dette jusqu'au 7 février et rouvrant l'Etat fédéral jusqu'au 15 janvier, un texte similaire dans ses grandes lignes au plan négocié par les sénateurs mais qui modifierait plus en profondeur la réforme de l'assurance-santé promulguée par M. Obama en 2010 et abhorrée par les conservateurs.

Mais après une réunion avec ses membres de plus de deux heures, le président de la Chambre, John Boehner, ne s'est pas engagé lors d'une courte conférence de presse: "il y a beaucoup d'opinions sur la direction à prendre. Aucune décision n'a été prise sur ce que nous allons faire, exactement", a-t-il dit.

Au Sénat, le chef de file démocrate Harry Reid a répété mardi que "des négociations productives se produisent avec le dirigeant républicain (Mitch McConnell). Je suis confiant dans le fait que nous allons parvenir à un accord complet cette semaine, à temps pour éviter un défaut de paiement".

De son côté, la Maison Blanche a indiqué que M. Obama allait rencontrer à 15H15 (19H15 GMT) les chefs de file démocrates à la Chambre. Une réunion avec l'ensemble des dirigeants du Congrès, prévue la veille alors que la situation semblait se débloquer, restait reportée sine die.