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Des légistes russes auraient écarté la thèse de l'empoissonnement de Arafat

15/10/2013 03:14 EDT | Actualisé 14/12/2013 05:12 EST

Le responsable de l'agence russe de médecine légale aurait exclu l'hypothèse de l'empoisonnement au polonium 210 contre l'ancien président palestinien Yasser Arafat.

Aucune trace de cette substance n'a été trouvée sur les échantillons prélevés sur le corps de l'ancien président décédé en 2004, aurait déclaré mardi le chef de l'agence fédérale d'analyses biologiques, cité par Interfax.

Reuters rapporte toutefois que l'Agence fédérale russe a démenti officiellement que son directeur, Vladimir Uiba, ait tenu de tels propos. Celle-ci s'est contentée de préciser qu'elle avait remis ses conclusions au ministère des Affaires étrangères.

Mardi, des experts suisses ont relancé la thèse de l'empoisonnement dans un article publié dans la revue britannique The Lancet. Ils estiment possible que l'ex-dirigeant palestinien ait été empoisonné au polonium, une substance radioactive.

Ils indiquent avoir découvert une radioactivité plus élevée et inexpliquée de polonium sur plusieurs effets personnels de Yasser Arafat.

Ces affirmations sont venues appuyer des allégations de meurtre qui ont longtemps entouré la mort de M. Arafat.

Lors de l'exhumation du corps, en novembre dernier, le président de la commission palestinienne chargée de superviser l'enquête, Taoufik Al Tiraoui, avait dit détenir « des éléments tendant à montrer que Yasser Arafat a été assassiné par les Israéliens ».

Yasser Arafat est mort à l'âge de 75 ans le 11 novembre 2004 en France, après avoir été admis fin octobre à l'hôpital Percy pour des douleurs abdominales sans fièvre. Le rapport d'hospitalisation, qui faisait état d'une inflammation intestinale et de troubles de coagulation, n'élucidait pas les causes de la mort.

L'hypothèse d'un empoisonnement de Yasser Arafat avait été alimentée en juillet 2012 par la diffusion d'un documentaire d'Al-Jazira, citant les experts suisses. C'est à la suite de ce documentaire que la veuve du leader palestinien, Souha Arafat, avait saisi la justice française, qui avait à son tour ordonné l'exhumation de la dépouille, effectuée en novembre 2012. Une soixantaine d'échantillons ont été envoyés pour analyses en Suisse, en France et en Russie. 

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