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Canadien National: conflit possible avec les Teamsters le 28 octobre

15/10/2013 04:30 EDT | Actualisé 15/12/2013 05:12 EST
PC

MONTRÉAL - Un conflit de travail pourrait éclater au Canadien National (TSX:CNR) le 29 octobre prochain.

La Conférence ferroviaire de Teamsters Canada, qui représente quelque 3000 chefs de train, agents de train et coordonnateurs de la circulation du transporteur ferroviaire, précise que le conflit pourrait se manifester par un lock-out ou une grève.

Le syndicat ajoute que son offre de reprendre la conciliation interrompue le 7 octobre a été rejetée par l'employeur.

Le porte-parole de la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC), Roland Hackl, ajoute que cette décision du CN a hautement déçu le syndicat. L'actuelle convention collective de ses membres a pris fin le 22 juillet dernier.

Dans un courriel envoyé à La Presse Canadienne mardi après-midi, le CN affirme que les deux parties prévoient reprendre les négociations le 21 octobre, avec l'assistance de médiateurs nommés par la ministre fédérale du Travail, Kellie Leitch.

D'ici le déclenchement possible d'une grève ou d'un lock-out, l'employeur dit garder «bon espoir de parvenir à négocier une entente à l'amiable avec la CFTC afin d'éviter un conflit de travail».

Le syndicat soutient que la santé et la sécurité des travailleurs sont au coeur du litige. M.Hackl reproche au Canadien National de faire usage d'une vieille tactique qui consiste à menacer les travailleurs pour les forcer à accepter des reculs. Il signale que ses membres pourraient devoir travailler de plus longues heures, seraient seuls à bord des locomotives et disposeraient de moins de temps de repos entre chaque trajet.

La Conférence ferroviaire de Teamsters Canada prévoit un taux de roulement très élevé au sein des équipages au cours des prochaines années, car les départs à la retraite se multiplieront. Ainsi, le syndicat croit qu'au lieu de remplacer ceux qui quitteront, le CN voudra répartir leur charge de travail entre les employés qui restent en poste pour ainsi minimiser la nécessité d’en embaucher de nouveaux.

Le porte-parole syndical rappelle pourtant qu'en juillet dernier, le président du CN, Claude Mongeau, a déclaré que les compagnies ferroviaires devaient faire de la sécurité leur priorité.

Le CN soutient pour sa part qu'aucune de ses propositions de négociation n'aurait pour effet de compromettre la santé et la sécurité des employés syndiqués. L'employeur est même d'avis que ses propositions auraient un effet positif sur la santé et la sécurité de son personnel.

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