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Un débat à la mairie de Gatineau court, mais intense

14/10/2013 08:35 EDT | Actualisé 14/12/2013 05:12 EST

Trois des candidats à la mairie de Gatineau ont croisé le fer, lundi soir, à l'antenne d'ICI Radio-Canada Télé. Il s'agissait de l'unique débat auxquels participaient le maire sortant Marc Bureau, le chef d'Action Gatineau, Maxime Pednaud-Jobin, et Jacques Lemay.

Les aspirants maires ont abordé trois enjeux dans les studios de Radio-Canada à Ottawa, soit le transport, le développement et la gouvernance. Chacun des thèmes a été lancé par une question d'un citoyen ou un vox pop.

Les Gatinois ont été nombreux à commenter en direct les échanges entre les candidats à la mairie. Bon nombre d'entre eux ont toutefois estimé que le débat n'était pas assez long.

Sans surprise, Marc Bureau, qui a misé sur son expérience et sa connaissance des dossiers, a été la principale cible de ses adversaires.

Dans le dossier du Rapibus, qui a lancé les échanges, il aurait fallu selon Jacques Lemay tester au préalable le service pour s'assurer qu'il fonctionne correctement.

Pour M. Pedneaud-Jobin, il s'agira de l'enjeu majeur des six premiers mois du prochain mandat à la mairie, ce qui justifie à ses yeux la nécessité qu'il assure lui-même la présidence de la Société des transports de l'Outaouais (STO), s'il était élu. M. Lemay confierait plutôt cette fonction au « conseiller le plus compétent ».

De son côté, Marc Bureau a répété que 80 % des trajets seraient améliorés et demandé, une fois de plus, aux usagers d'essayer le nouveau service avant de s'en faire une idée définitive.

Développement économique

Pour assurer la viabilité économique de Gatineau, messieurs Lemay et Pednaud-Jobin ont tous deux souligné l'importance de simplifier les démarches administratives des entreprises, tout en critiquant le manque d'action, selon eux, du maire sortant.

Le chef d'Action Gatineau a lancé qu'un meilleur encadrement permettrait d'attirer des entrepreneurs. Il a cité la Ville de Sherbrooke comme modèle, « où les gens d'affaires, les citoyens, l'Université, la Ville travaillent ensemble. Pour moi, ça, c'est une source de prospérité extraordinaire et on ne fait pas le quart de ce qu'on pourrait faire. »

Le maire sortant a quant à lui défendu le schéma d'aménagement qui trace la voie pour les quarante prochaines années, en encourageant notamment les entreprises à s'installer au centre-ville en leur accordant des crédits d'impôt et en développer le secteur manufacturier sur les terrains industriels.

Jacques Lemay s'est montré plus impatient que ses opposants, soulignons à plusieurs reprises « qu'il faut faire choses concrètes » ou « immédiates », estimant qu'en ce moment « on piétine ». Il répliquait ainsi au maire sortant qui citait Destination Gatineau et le ruisseau de la Brasserie comme des projets phares au centre-ville.

La gouvernance

Dans le volet traitant de la gouvernance, les critiques ont fusé envers le maire sortant. Jacques Lemay et Maxime Pedneaud-Jobin ont martelé qu'il fallait davantage de transparence, rappelant le système de collusion à Gatineau, comme l'a révélé la Commission Charbonneau.

De son côté, le chef d'Action Gatineau a souligné qu'il pouvait compter sur une équipe « prête à gouverner », ce à quoi Marc Bureau a répliqué que le parti ne comptait que cinq personnes.

Jacques Lemay a souligné son indépendance, tout en notant que le maire Bureau avait lui aussi son équipe autour de la table du conseil. M. Pedneaud-Jobin a répondu qu'il devra à son tour, s'il est élu, créer des alliances.

 

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