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Quatre des sept employés de la Croix-Rouge enlevés en Syrie sont libérés

14/10/2013 05:22 EDT | Actualisé 14/12/2013 05:12 EST

BEYROUTH - Trois employés de la Croix-Rouge et un bénévole du Croissant-Rouge, enlevés dimanche par des hommes armés dans un territoire rebelle de la Syrie, ont été relâchés, a affirmé lundi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Le sort des trois autres employés qui ont été enlevés dimanche demeure incertain.

Les militants de l'opposition syrienne ont affirmé que les sept travailleurs humanitaires avaient été emmenés à un poste rebelle à l'extérieur de la ville de Saraqeb, contrôlé par l'ISIS, une faction liée à Al-Qaïda. La responsabilité de l'enlèvement n'a pas été revendiquée.

À environ 30 kilomètres de là, près de la frontière avec la Turquie, un attentat à la voiture piégée a eu lieu lundi dans un marché de Darkoush bondé de gens faisant leurs emplettes pour l'Aïd al-Adha, une fête musulmane de quatre jours.

Selon l'Observatoire syrien pour les droits humains, 27 personnes ont été tuées, alors que les comités locaux de coordination en ont recensé 15.

On ne sait pas qui a planifié l'attentat ni pourquoi il visait des civils dans un territoire rebelle. La Syrie est témoin d'une augmentation des attentats à la voiture piégée, mais la plupart visent le régime gouvernemental et sont perpétrés par des djihadistes.

Par ailleurs, la Syrie est devenue membre à part entière de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) lundi, faisant un pas de plus vers l'élimination de son arsenal chimique d'ici la mi-2014.

La mission est supervisée par l'OIAC et l'ONU. L'équipe a inspecté cinq sites sur au moins 20 au cours des deux dernières semaines, selon le chef de l'OIAC.

Ahmet Uzumcu a toutefois mentionné que l'équipe, composée de 60 inspecteurs de l'OIAC et employés de l'ONU, se heurte à quelques obstacles. Il a affirmé qu'un site abandonné était entre les mains de groupes rebelles et que, dans d'autres cas, des routes traversaient des territoires contrôlés par l'opposition, empêchant les inspecteurs de se rendre sur place.

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