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Les ministres des Finances de la zone euro veulent un fonds d'urgence bancaire

14/10/2013 04:47 EDT | Actualisé 14/12/2013 05:12 EST

LUXEMBOURG - Des ministres des Finances de la zone euro ont discuté lundi de la création d'un fonds commun pour restructurer ou renflouer les banques en difficulté, dans le but d'empêcher les problèmes financiers d'un pays de mettre en péril les autres pays européens.

Les discussions des ministres, au Luxembourg, en étaient à leurs premiers balbutiements, notamment en raison de la résistance de l'Allemagne et d'autres pays qui ont financé la majeure partie des plans de sauvetage de l'Europe.

Le fonds viendrait compléter l'union bancaire européenne prévue, et aiderait à restaurer la confiance des marchés, mais Berlin et d'autres capitales sont inquiets de ses fondements juridiques, et craignent que leurs contribuables paient les factures des banques chancelantes des pays à l'économie plus faible.

Jeroen Dijsselbloem, qui dirige les rencontres du groupe européen des ministres des Finances, a indiqué que les détails techniques des discussions progressaient, mais qu'aucune entente n'avait été conclue.

Avant même que le fonds ne soit en vigueur, les pays européens souhaitent mettre sur pied une nouvelle autorité bancaire qui aurait le pouvoir de restructurer ou de scinder les banques qui ont fait faillite.

Celle-ci pourrait voir le jour une fois que la Banque centrale européenne, dans ses nouvelles fonctions de superviseur des plus grandes banques de la zone euro, aura terminé d'analyser les bilans financiers afin d'identifier les insuffisances de crédits potentielles, vers la fin de l'an prochain.

«Les contribuables devraient être protégés, et la stabilité financière maintenue», a affirmé Olli Rehn, l'autorité en chef en matière d'économie au sein de l'Union européenne. Il a insisté sur le fait que le fonds serait utilisé en dernier recours, si les marchés de capitaux et les gouvernements ne peuvent fournir les fonds nécessaires.

Par ailleurs, les ministres ont dressé le bilan des réformes instaurées dans des pays comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, qui ont reçu plusieurs milliards de dollars de la part de leurs partenaires européens et du Fonds monétaire international, dans le cadre du plan de sauvetage.

L'Irlande et l'Espagne semblent être en voie de redressement, alors que la Grèce continue d'inquiéter en raison d'un déficit prévu qui pourrait atteindre six milliards d'euros l'an prochain.

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