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Manuels scolaires électroniques : trop chers et peu fiables?

13/10/2013 07:05 EDT | Actualisé 13/12/2013 05:12 EST
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Pupils use tablets during courses in a classroom at the Leonard de Vinci 'connected' middle school in Saint-Brieuc, western France on September 12, 2013. The Leonard de Vinci school is one of the 23 middle schools in France to be connected to the internet and to be using new information technologies during courses. AFP PHOTO / DAMIEN MEYER (Photo credit should read DAMIEN MEYER/AFP/Getty Images)

De plus en plus d'écoles secondaires privées adoptent la tablette électronique dans leurs classes. Beaucoup d'enseignants et parents d'élèves applaudissent cette transition, mais d'autres la critiquent.

Les manuels coûtent trop cher et parfois la technologie n'est pas toujours au point, selon certains parents.

Lysanne Gagnon affirme avoir l'impression de payer « pour le développement ».

Les prix varient, mais un manuel scolaire électronique avec une licence de cinq ans coûte le même prix que la version papier.

« Ça peut nous coûter pas loin de 200 $ de plus par année, avec toutes les licences qui doivent être achetées », souligne Mme Gagnon. « Avant, les manuels [version papier] pouvaient être achetés "usagés" à des prix abordables et revendus, donc cela revenait moins cher », ajoute-t-elle.

Les Éditions CEC s'en défendent. Le prix est juste, affirme Christian Jetté, président de cette maison d'édition.

Il soutient que les coûts importants dans un manuel scolaire sont ceux de la « création, pas de l'impression ». Il cite l'exemple d'un manuel de mathématiques de secondaire 1 qui peut coûter « entre un million et deux millions de dollars à développer ».

Mais la problématique demeure entière pour les parents, qui pouvaient, avant l'arrivée de la tablette électronique, acheter des manuels scolaires pour une fraction du prix du neuf.

Maintenant, dans une même famille comme chez les Carmona, on ne pourra plus donner les vieux manuels au suivant.

Le père, Claudio, ne comprend pas : « personnellement, j'ai un garçon en secondaire 2 et j'en ai un autre qui ne pourra pas bénéficier des livres parce qu'il y a une licence ».

« Je vais être obligé d'acheter », dit-il.

Le prix n'est pas le seul problème pour ces parents. La fiabilité du manuel électronique est un autre motif d'insatisfaction.

Claudio Carmona rapporte que son fils s'est déjà plaint de perte de temps avec la tablette « parce que des fois ça fige ». Il ajoute que « des fois il voudrait revenir au papier et crayon ».

Pour le président des Éditions CEC, le problème sera réglé dans les prochains mois. « On va arriver avec des solutions et tout le monde va être heureux ».

Les manuels scolaires du Québec sont approuvés par le ministère de l'Éducation. La demande d'entrevue de Radio-Canada au sujet des manuels électroniques est toujours sans réponse.