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Kerry: fenêtre diplomatique sur le programme nucléaire de l'Iran «entrouverte»

13/10/2013 05:08 EDT | Actualisé 13/12/2013 05:12 EST

LONDRES - Le secrétaire d'État américain John Kerry soutient que la fenêtre diplomatique avec l'Iran sur le programme nucléaire est entrouverte, mais «qu'aucune entente vaut mieux qu'une mauvaise entente».

Il a fait ces commentaires lors d'un discours transmis par satellite depuis Londres dimanche, à un congrès sur la politique étrangère tenue en Californie par le plus puissant lobby pro-Israël des États-Unis.

Le département d'État a publié des extraits du discours déjà rédigé de M. Kerry.

Plus tôt dimanche, M. Kerry et la chef des politiques étrangères de l'Union européenne, Catherine Ashton, se sont rencontrés pour discuter de l'Iran, de la Syrie, de l'Égypte, des pourparlers de paix du Moyen-Orient, entre autres questions.

Cette attention portée au programme nucléaire de l'Iran survient avant le début des négociations entre la République islamique et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne, prévues mardi et mercredi à Genève.

Israël perçoit comme une menace à son existence un programme nucléaire de l'Iran, qui soutient qu'il vise un objectif pacifique.

«En ce moment, la fenêtre diplomatique s'entrouvre, a déclaré M. Kerry au lobby. Mais je veux que vous sachiez que nos yeux aussi sont ouverts.»

«Bien que nous cherchions une issue pacifique au programme nucléaire iranien, les mots doivent être accompagnés d'actions. Dans tout engagement avec l'Iran, nous gardons en tête les besoins de sécurité d'Israël. Nous gardons en tête le besoin de confiance, de transparence et d'imputabilité dans le processus. Et je crois fermement qu'aucune entente vaut mieux qu'une mauvaise entente», disent les extraits du discours.

Les pénalités imposées à l'Iran pour son programme nucléaire a affaibli son économie. Le pays souhaite les alléger en échange de certaines concessions.

M. Kerry et Mme Ashton ont aussi parlé d'une conférence de paix internationale afin d'organiser une transition politique en Syrie, déchirée par la guerre civile depuis deux ans.

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