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Inde : le cyclone Phailin fait cinq morts

12/10/2013 04:35 EDT | Actualisé 11/12/2013 05:12 EST

Le violent cyclone Phailin a abordé samedi soir la côte est de l'Inde, faisant au moins cinq morts et contraignant 550 000 habitants à trouver refuge dans des abris.

C'est le cyclone le plus puissant qui touche l'Inde depuis le typhon qui avait fait 10 000 morts dans la même région - la côte du Golfe du Bengale - en 1999. Ses vents soufflaient alors à 300 km/h.

Phailin devrait rester ce dimanche un « cyclone très sérieux », avec des vents soufflant jusqu'à 210 km/h, avant de faiblir régulièrement à mesure qu'il progressera dans l'intérieur des terres, dans les États d'Odisha (ex-Orissa) et d'Andhra Pradesh.

Le cyclone a abattu des arbres et des pylônes électriques et brisé des vitres à Brahmapur, ville du secteur où il a abordé les terres samedi soir. L'électricité était coupée dans plusieurs villes, dont la capitale de l'Odisha, Bhubaneswar.

L'étendue complète des destructions ne devrait apparaître clairement qu'après le lever du jour ce dimanche.

Douze millions d'habitants se trouvent sur la trajectoire de Phailin, selon les services météorologiques et les autorités.

« La plus grosse menace, en ce moment, ce sont les fortes vagues soulevées par la tempête le long de la côte », a expliqué le météorologue Eric Holthaus.

La plupart des localités côtières ont été désertées. Des habitants ont trouvé refuge dans des temples, d'autres s'entassaient dans des rickshaws (pousse-pousse) pour gagner des lieux plus sûrs à l'intérieur des terres.

Dans certains cas, la police a procédé à des évacuations forcées. « De nombreuses personnes refusaient de partir, il a fallu les convaincre et à plusieurs reprises la police a dû les évacuer de force vers des abris plus sûrs », a dit le ministre indien de l'Intérieur, Sushilkumar Shinde.

« C'est l'une des plus grandes opérations d'évacuation jamais entreprises en Inde », a souligné Shashidhar Reddy, vice-président de l'autorité de gestion des catastrophes naturelles. « Notre priorité est de minimiser les pertes en vies humaines. »

Selon G. Padmanabhan, spécialiste des situations d'urgence au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), beaucoup de leçons ont été tirées depuis le cyclone de 1999. « Je pense que si les destructions d'habitations et de récoltes risquent d'être considérables, le bilan humain, lui, sera nettement moins lourd », a-t-il ajouté.

Reuters

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