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États-Unis: Barack Obama durcit le ton sur la dette

12/10/2013 10:23 EDT | Actualisé 12/10/2013 10:23 EDT
AP
President Barack Obama speaks about the Affordable Care Act, Thursday, Sept. 26, 2013, at Prince George's Community College in Largo, Md. The president is promoting the benefits of his health care law before new insurance exchanges open for business next week. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais)

Le président américain Barack Obama a semblé durcir sa position samedi dans les discussions sur le budget et la dette, à cinq jours de la date butoir fixée par le Trésor pour éviter un défaut de paiement des États-Unis.

Le Congrès était en session samedi, pour le deuxième week-end consécutif. Les républicains de la Chambre des représentants se sont réunis à huis clos tôt, tandis que le Sénat devrait procéder en début d'après-midi à un vote de procédure sur le relèvement du plafond de la dette, une mesure démocrate qui ne devrait pas être soutenue par les républicains.

Rien ne filtre des échanges entre Barack Obama et le président de la Chambre, chef de file des républicains du Congrès, John Boehner, depuis leur rencontre de jeudi à la Maison Blanche. Après un nouveau coup de fil entre les deux hommes vendredi soir, le porte-parole de M. Boehner a seulement répété aux journalistes: "ils sont d'accord sur le fait que nous devrions tous continuer à nous parler".

Le rendez-vous de jeudi avait marqué le dégel des relations entre les deux camps qui, jusqu'alors, n'avaient discuté d'aucun plan concret pour relever la limite légale de la dette avant le 17 octobre.

Dans son allocution hebdomadaire samedi, Barack Obama a manifesté son hostilité à l'idée de repousser de seulement quelques semaines cette échéance, comme l'ont demandé les républicains dans leur première offre.

Relever le plafond pour un court délai aurait permis, selon eux, de négocier entre temps un vaste accord de réforme des programmes sociaux américains, tout en maintenant la pression du plafond de la dette.

"Il ne serait pas intelligent, comme certains l'avancent, de repousser de deux mois le plafond de la dette et de flirter avec le premier défaut intentionnel au milieu de la saison commerciale de Noël", a déclaré M. Obama.

"Les dégâts à la réputation d'emprunteur sans tache des États-Unis ne provoqueraient pas seulement une chute des marchés. Ce serait plus cher d'emprunter pour tous les Américains", a souligné le dirigeant démocrate.

Le président, qui a affirmé ces dernières semaines qu'il ne négocierait pas "avec un pistolet sur la tempe", a enfoncé le clou en qualifiant les conséquences d'un éventuel défaut de "nouvel impôt, un impôt républicain du défaut, sur toutes les familles et entreprises américaines".

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Faute de vote sur les dépenses et les recettes au Congrès, les États-Unis sont englués depuis le 1er octobre dans une paralysie administrative. Des centaines de milliers de fonctionnaires ont reçu l'ordre de rester chez eux, provoquant une cascade de dysfonctionnements à travers tout le pays.

Face à la fureur, plusieurs États (New York, Arizona, Colorado, Utah, Dakota du Sud) devraient rouvrir leurs parcs nationaux samedi, grâce à un accord passé avec le National Park Service, l'agence fédérale qui les gère et avait été forcée de cesser presque totalement ses opérations faute de financement.

Les parcs comme le Grand Canyon ou de grands monuments comme la Statue de la Liberté vont à nouveau accueillir les touristes, leur fonctionnement étant financé temporairement par les autorités locales.

La crise budgétaire se double d'une autre, le nécessaire relèvement du plafond légal de la dette, là encore une prérogative du pouvoir législatif. Passée la date du 17 octobre, la première économie mondiale court le risque d'un défaut de paiement, répercussions mondiales à la clé, a prévenu l'administration.

"Un groupe de républicains de la Chambre (...) se sont rendus à la Maison Blanche jeudi pour parler avec le président et trouver un terrain d'entente. Ces conversations se poursuivent", a déclaré samedi le républicain Buck McKeon.

Aucune résolution n'était attendue ce week-end. Les élus de la Chambre ont été informés qu'ils pouvaient quitter la capitale samedi après-midi jusqu'à lundi soir.

Il restera alors seulement trois jours pour trouver une issue et faire adopter un texte à la fois par la Chambre et le Sénat.

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