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Confusion entre le Canada et les États-Unis au sujet de Michael Stanley

12/10/2013 08:24 EDT | Actualisé 12/12/2013 05:12 EST

La confusion règne quant au niveau de surveillance des autorités policières à l'endroit d'un délinquant sexuel en fuite qui, selon la police, a quitté le Canada pour se terrer aux États-Unis.

Pendant que la police d'Edmonton disent connaître l'endroit où se trouve Michael Stanley, les responsables du U.S. Service Marshals affirment ne pas le surveiller et ne pas savoir où il est.

De son côté, un avocat de la Colombie-Britannique spécialiste en matière d'extradition croit que le Canada ne devrait même pas demander aux États-Unis le rapatriement de Stanley. Gary Botting affirme que le processus d'extradition coûterait des centaines de milliers de dollars. Il croit aussi que Stanley pourrait obtenir une courte peine s'il était reconnu coupable des accusations pour lesquelles il est recherché au Canada.

« Il est parti. Bon débarras. Voilà. Pourquoi le Canada travaillerait-il pour le rapatrier? », a lancé M. Bottling, qui est de Coquitlam.

Stanley, qui est âgé de 48 ans, n'a pas été vu depuis le 1er octobre, alors que le bracelet de surveillance électronique qu'il portait a été coupé et trouvé à Lloydminster, à la frontière entre l'Alberta et la Saskatchewan.

Un mandat a été lancé en vertu d'accusations d'inobservation d'un engagement, de méfait et d'infractions relatives à la conduite d'un véhicule automobile. Une alerte a aussi été lancée décrivant l'homme d'Edmonton comme étant un violent délinquant sexuel, non soigné, qui représente une menace significative pour la communauté. Il est soupçonné de nombreux gestes de violence à l'endroit de femmes et d'enfants.

Plusieurs écoles du secteur centre-ouest de la Saskatchewan ont barricadé leurs portes après que la Gendarmerie royale du Canada eut reçu des informations selon lesquelles Stanley avait été vu dans cette région.

Le 7 octobre, la police de Lethbridge, en Alberta, a repéré sa voiture en ville et averti la population qu'il pourrait se trouver dans le secteur. Mais le même jour, il semble que Stanley ait pris la route des États-Unis.

Jeudi, les autorités policières d'Edmonton ont annoncé que Stanley était parvenu à franchir la frontière du pays à la hauteur de Blaine, une ville de l'État de Washington. Mais elles se sont dites « confiantes » quant à l'endroit où il se trouvait et ont mentionné avoir avisé les agences américaines spécialisées.

Stanley ne peut être arrêté aux États-Unis à moins que le Canada n'obtienne un mandat provisoire en vertu de la Loi sur l'extradition, parce qu'il n'est pas recherché pour des gestes commis aux États-Unis. Le ministère de la Justice de l'Alberta a indiqué que des avocats avaient amorcé des démarches en ce sens, vendredi après-midi, mais ne savait pas combien de temps prendrait le processus.

Également vendredi, un représentant fédéral a déclaré à l'Associated Press que les autorités américaines étaient au courant d'un avertissement du Canada selon lequel Stanley pourrait tenter de traverser la frontière. Mais le représentant a indiqué que Stanley avait eu la permission d'entrer aux États-Unis après que son dossier eut été vérifié.

La Presse Canadienne

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