OTTAWA - Des tests génétiques menés sur des produits à base d'herbes médicinales et commercialisés au Canada ont montré que leur composition ne correspondait pas toujours à celle décrite sur l'étiquette, selon une étude publiée vendredi.

La recherche publiée dans la revue britannique BMC Medicine a porté sur 44 produits dits naturels et destinés à la médecine douce, vendus par une douzaine de fabricants.

Sur ces 44 produits, seuls 2 contiennent exactement les ingrédients listés sur leur étiquette sans aucun produit de substitution ou adjuvant supplémentaire.

"La contamination et la substitution des produits à base de plantes présentent des risques graves pour la santé des consommateurs", écrit Steven Newmaster, directeur de l'Institut de la biodiversité de l'Ontario.

"Nous avons trouvé dans plusieurs produits à base de plantes la présence d'agents connus pour leur toxicité ou pour leurs effets secondaires dès lors qu'ils sont en présence d'autres herbes ou suppléments médicinaux", ajoute-t-il.

Ce biologiste a par exemple indiqué que l'équipe avait mis en évidence que du séné avait été détecté dans un produit censé traiter les états dépressifs alors que cette plante a plutôt des propriétés laxatives. Un traitement dans la durée pourrait conduire à des diarrhées chroniques ou des infections du foie, selon l'étude.

Plusieurs autres produits à partir de plantes de la famille des Astéracées, comme la Grande Camomille, peuvent provoquer des nausées, des ulcères ou des gonflements de la bouche.

Globalement, près de 60% des cachets ou des gélules testés contenaient des plantes non référencées sur l'étiquette.
Plus d'un produit analysé sur cinq était à base de riz, de soja ou de blé sans aucune mention sur l'emballage, ce qui présente une information trompeuse pour les consommateurs qui suivent un régime sans gluten.

Les problèmes de réglementation ont des répercussions sur la cohérence et la sécurité des produits destinés à la médecine douce, a estimé Steven Newmaster. Au Canada, la multitude des demandes de mises sur le marché se traduit par la vente de milliers de produits dans des magasins qui n'ont jamais reçu un accord définitif des autorités sanitaires.

Le biologiste a accusé quelques fabricants de "pratiques non éthiques", sans citer pour autant dans l'étude des marques de produits ou le nom de laboratoires.

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