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Impasse budgétaire : pas d'accord, mais des discussions « constructives »

11/10/2013 07:01 EDT | Actualisé 11/12/2013 05:12 EST

Au onzième jour de la crise budgétaire aux États-Unis, une nouvelle rencontre vendredi matin entre les élus républicains et le président Barack Obama n'a pas permis de conclure un accord sur un relèvement du plafond de la dette américaine et pour mettre fin à la paralysie de l'administration fédérale.

Néanmoins, les républicains estiment que cette nouvelle discussion a été « constructive ».

 « Je suis encouragé par l'attitude » du président, a commenté le sénateur John McCain après environ une heure et demie de réunion entre le président et le groupe républicain, à la Maison-Blanche. « Y a-t-il eu une avancée déterminante? Non. Mais je peux dire que cette discussion était un exercice très utile. Je regrette qu'elle n'ait pas eu lieu il y a des semaines. »

Au lendemain de sa rencontre à la Maison-Blanche, le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, s'est pour sa part entretenu au téléphone avec le président Obama. 

« Nous sommes en meilleure position qu'il y a une semaine », mais « il n'y a pas d'accord », a constaté le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, en saluant néanmoins des conversations « constructives. » Il a aussi relevé, sans les détailler, que M. Obama avait « certaines inquiétudes » sur la proposition présentée la veille par les républicains de la Chambre. 

Jeudi soir, les républicains qui ont rencontré le président Obama ont aussi qualifié leur rencontre de constructive. Ils ont proposé un relèvement temporaire de la limite de la dette jusqu'au 22 novembre, évitant ainsi un défaut de paiement. Ils n'ont cependant pas inclus de mesure pour remettre en marche l'État fédéral, paralysé depuis le 1er octobre faute d'accord sur le budget.

Les républicains ont plutôt mauvaise presse auprès des Américains depuis le début de la crise. Un sondage NBC/Wall Street Journal, publié jeudi, révélait que 53 % des Américains estiment que les républicains sont responsables de cette paralysie fédérale.

Sur la scène internationale, le climat d'incertitude qui prévaut aux États-Unis a incité les ministres des Finances et banquiers centraux du G20 à demander aux États-Unis d'agir rapidement pour stabiliser leur situation.

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