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Des oeuvres d'art volées au Zimbabwe retrouvent finalement leur propriétaire

11/10/2013 07:47 EDT | Actualisé 11/12/2013 05:12 EST

HARARE, Zimbabwe - Six artefacts africains volés dans la principale galerie d'art du Zimbabwe, en 2006, sont de nouveau exposés depuis une opération de récupération menée par des agents américains en Pologne, ont annoncé des responsables vendredi.

Un homme reconnu coupable du vol a été emprisonné après avoir tenté de vendre les pièces à un acheteur américain ayant alerté les autorités des États-Unis dans le cadre d'une opération policière, a mentionné la responsable de la Galerie d'art national, Lillian Chaonwa.

Les artefacts, dévoilés jeudi, comprennent deux masques tribaux et quatre têtes de lit en bois délicatement sculpté datant du début du siècle dernier, et qui auraient des propriétés mystiques lors du sommeil.

Les musées africains sont ciblés par des voleurs qui savent que la rareté des pièces du continent vaut cher pour les collectionneurs, dit Mme Chaonwa.

Selon elle, les Africains sont traités comme des «ignorants», et certains estiment que les artefacts peuvent être volés en toute impunité.

Doreen Sibanda, la directrice exécutive de la galerie d'Harare, a fait savoir que les amateurs d'art du Zimbabwe étaient particulièrement heureux de savoir que les oeuvres étaient «de retour à leur emplacement prévu».

«Il s'agit d'une victoire pour les petits musées d'Afrique qui ont longtemps été victimes de pillages de leur héritage et de leur culture matérielle», dit-elle.

Peu après le vol, Mme Chaonwa a publié des photos des pièces dérobées sur Internet et, six mois plus tard, elle affirme que la galerie a reçu des appels de la part de représentants des autorités, qui ont indiqué que les oeuvres volées avaient été localisées en Pologne, et qu'une opération pour les récupérer était prévue.

Les objets retrouvés ont éventuellement été remis à l'ambassade du Zimbabwe en Allemagne, après la fin de l'opération sous gouverne américaine en Pologne, précise-t-elle.

Des enquêteurs ont intercepté des communications web dans le monde de l'art; ces échanges ont mené à une adresse en Pologne où un vendeur a été arrêté, poursuit-elle.

Contrairement aux peintures des grands maîtres, il n'y a pas de valeur commerciale fixe pour les objets appartenant aux coutumes, aux traditions et à l'histoire africaine, mentionne Mme Chaonwa.

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