NOUVELLES

Première vidéo des experts en armes chimiques au travail en Syrie (VIDÉO)

08/10/2013 04:16 EDT | Actualisé 08/12/2013 05:12 EST

DAMAS - Une première vidéo montrant des experts internationaux à l'oeuvre sur un site d'armes chimiques en Syrie a été diffusée mardi, une semaine après le début de leur mission de désarmement.

L'enregistrement, diffusé par la télévision d'Etat syrienne, montre plusieurs inspecteurs portant des combinaisons de protection, dont des casques, des gants et parfois des masques à gaz, à l'intérieur d'un bâtiment.

Sur les images, on voit l'un des experts placer une étiquette avec le logo de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et un numéro de série sur un tableau de bord avant de prendre des photos. D'autres experts procèdent de la même manière.

Un expert y apparaît en outre portant un masque à gaz et des gants près de tonneaux placés dans une sorte de cage. Il tient un appareil à proximité et semble enregistrer des indications du tonneau.

Dans la vidéo, qui dure environ une minute et demie, on n'entend pas les inspecteurs. Il n'est pas non plus précisé dans quel secteur ils se trouvent.

Le porte-parole de l'OIAC, Michael Luhan, a affirmé que la vidéo avait été diffusée par le gouvernement syrien, la seule partie autorisée à détailler le travail des experts conformément aux règles de confidentialité.

Il a néanmoins confirmé l'authenticité des images. "Ce qu'ils font c'est apposer des sceaux et des étiquettes, un processus destiné à sécuriser les sites".

Selon lui, la vidéo semble montrer les experts dans une "pièce de contrôle" qui se situerait dans un "site de production".

Une première équipe conjointe de l'ONU et de l'OIAC, composée d'une vingtaine d'experts et arrivée à Damas le 1er octobre, a déjà supervisé la destruction dimanche, par des personnels syriens, des premières têtes de missiles, de bombes et d'équipements visant à fabriquer des armes chimiques.

Le but est de rendre inutilisables tous les moyens de production de ce type d'armes pour le 1er novembre.

A La Haye, l'OIAC a annoncé mardi l'envoi d'une deuxième équipe d'inspecteurs en Syrie pour accélérer le rythme des vérifications de l'arsenal chimique et de sa destruction, sans préciser la composition ni la date d'arrivée de cette équipe.

Cette mission intervient en application d'une résolution de l'ONU votée le 27 septembre après une attaque chimique particulièrement meurtrière commise le 21 août près de Damas, après laquelle Washington avait menacé le régime d'une frappe militaire.

La résolution a été votée grâce à un accord russo-américain prévoyant le désarmement chimique du pays d'ici mi-2014.

Les armes artisanales des rebelles en Syrie

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.