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08/10/2013 12:45 EDT | Actualisé 08/12/2013 05:12 EST

Financement illégal du PLQ: le DGE dépose huit constats d'infraction

MONTRÉAL - Le Directeur général des élections du Québec (DGE) dépose huit constats d'infraction contre cinq personnes soupçonnées d'avoir procédé à du financement illégal lors d'une activité au bénéfice du Parti libéral du Québec et de l'ex-vice première ministre libérale Nathalie Normandeau.

Dans un communiqué diffusé mardi, le DGE indique que l'affaire implique notamment la firme de génie-conseil Pluritec et un stratagème de prête-noms.

Sur les ondes du 98,5 FM, Nathalie Normandeau a fait valoir, mardi après-midi, que de telles activités de financement sont organisées avant tout au bénéfice du parti et non des députés et ministres.

«Quand on est ministre, notre vie va à 200 km/h, a insisté celle qui occupe maintenant un poste de vice-présidente chez Raymond Chabot Grant Thornton. Je n'ai jamais été impliquée dans l'organisation de ce type d'activité. Non seulement je n'avais pas le temps, mais ce n'était pas ma fonction, c'est le parti qui s'occupait de ça.»

Les faits reprochés seraient survenus en octobre 2008 lors d'une activité de financement au restaurant Louis-Hébert sur la Grande-Allée à Québec.

Deux de ces personnes sont poursuivies parce qu'elles auraient servi de prête-nom, soit Yannick Dion, de Montréal, et Carole Archambault, de Laval.

Les trois autres personnes visées auraient participé au stratagème en remboursant les contributions faites par des prête-noms. L'une d'elles est Normand Lefebvre, un dirigeant de la firme Pluritec. Les deux autres sont Michel Perreault, de Mascouche, et Réjean Bergevin, de Laval.

Les contributions illégales en cause varient de 1000 $ à 2500 $ et totalisent 14 000 $.

Interrogé à ce sujet à Québec, le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, a pris la peine de souligner que les constats ne visaient pas Mme Normandeau.

«Sauf erreur, ça touche les personnes qui ont fait les contributions», a fait valoir M. Couillard lors d'un point de presse. Disant croire que l'adoption d'une loi anti-prête-nom a grandement contribué à enrayer le phénomène, le chef libéral s'est positionné comme le défenseur de la vertu en la matière.

«Il n'y a pas de concessions de notre côté: si des personnes — que ce soit des donateurs ou d'autres personnes — ont commis des actes irréguliers, ces personnes devront en répondre», a-t-il déclaré.

Les personnes visées s'exposent à des amendes de 500 $ en plus d'amendes supplémentaires équivalentes à la contribution illégale.

Si elles plaident coupable ou sont condamnées, les personnes poursuivies verront leur nom inscrit au Registre des personnes non admissibles aux contrats publics tenu par le DGE pour une période de trois ans.

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