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Obama doit proposer un relèvement à court terme du plafond de la dette

07/10/2013 06:01 EDT | Actualisé 07/12/2013 05:12 EST

WASHINGTON - La Maison-Blanche a signalé lundi être ouverte à un relèvement à court terme du plafond de la dette américaine, alors que les États-Unis se rapprochent d'une défaillance sur la dette sans précédent et que la fermeture partielle des institutions publiques entre dans sa deuxième semaine.

La fermeture partielle, dont le pivot principal est l'opposition de républicains au financement de la nouvelle loi sur l'assurance-maladie du président Barack Obama, a mis en congé forcé des centaines de milliers de travailleurs, fermé des parcs nationaux et des musées, et interrompu une série de services gouvernementaux.

Une défaillance sur la dette pourrait avoir des conséquences beaucoup plus importantes. Des économistes estiment qu'un tel scénario pourrait déclencher une crise financière et une récession similaires à celles de 2008 — ou encore plus prononcées. La crise financière de 2008 avait plongé le pays dans la pire récession depuis la Grande Dépression des années 1930.

Gene Sperling, un conseiller économique principal de M. Obama, a réitéré un appel à ne pas négocier sur la dette, disant croire que la menace d'une défaillance ne devrait pas être une monnaie d'échange politique.

Les sénateurs démocrates élaborent une loi pour relever le plafond de la dette sans le type de conditions parallèles que les républicains disent avoir l'intention de réclamer, ont indiqué, lundi, des responsables démocrates.

La mesure vise à éviter une répétition du conflit actuel sur la dette au moins jusqu'après les élections de 2014.

Dépendant de la réponse des républicains, il faudrait possiblement attendre au milieu de la semaine prochaine avant un vote final sur la mesure, soit peu avant l'échéance du 17 octobre établi au Congrès par le secrétaire au Trésor Jacob Lew pour éviter une possible défaillance.

Les détails de la proposition ont été précisés par des responsables ayant parlé sous le couvert de l'anonymat, disant ne pas être autorisés à discuter d'une mesure qui n'a pas encore été rendue publique.

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