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Gaz de schiste : les discussions au Nouveau-Brunswick se poursuivent

07/10/2013 05:16 EDT | Actualisé 07/12/2013 05:12 EST

Une autre réunion est prévue lundi après-midi, à Fredericton, par des représentants du gouvernement du Nouveau-Brunswick et des opposants au gaz de schiste qui bloquent la route 134 près de Rexton.

La réunion de dimanche, qui a duré deux heures et demie, n'aura été que l'amorce d'une solution.

« Plusieurs personnes ont eu la chance de discuter de leurs préoccupations et nous avons eu la chance de discuter de notre vision pour l'avenir aussi », souligne le premier ministre David Alward.

La prise de position du gouvernement n'a pas changé. Selon M. Alward, le gaz de schiste fera partie de l'avenir économique de la province. Le gouvernement rappelle aussi que l'entreprise SWN Resources a tous les permis nécessaires pour mener les recherches sismiques auxquelles s'opposent les manifestants.

Le ministre des Ressources naturelles, Paul Robichaud, souligne que l'étape des tests sismiques est très loin de celle de l'exploitation du gaz de schiste. Il ajoute que son gouvernement a adopté l'une des réglementations les plus sévères en Amérique du Nord pour encadrer l'industrie. M. Robichaud estime que les craintes des opposants ne sont pas fondées sur des faits scientifiques.

« Nous disons aux gens de cesser de baser leur opinion sur ce que l'on peut voir sur YouTube ou sur les médias sociaux, qui souvent sont exagérés, fabriqués et qui peuvent dater des fois de 15 ou 20 ans. Basons-nous sur la science, basons-nous sur ce qui existe ailleurs dans d'autres provinces canadiennes et formons une opinion à partir de faits réels », affirme Paul Robichaud.

Chez les manifestants, le chef d'Elsipogtog, Aaron Sock, se dit toujours optimiste et réceptif au compromis. Il estime qu'il faudra une série de réunions avant d'en arriver à une solution pacifique.

Pour les autres groupes de manifestants, il n'y a pas de solutions en vue. « Les gens ont peur maintenant de comment la police va réagir, et comment les gens peut-être pourraient réagir. Alors, c'est très tendu comme situation », affirme Denise Melanson, une opposante au gaz de schiste.

Entre-temps, la barricade dressée par des manifestants est maintenue sur la route 134, et toutes les parties espèrent que les policiers ne bougeront pas pour faire respecter l'injonction obtenue la semaine dernière par SWN Resources.

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