DIVERTISSEMENT

Les Pixies espèrent demeurer pertinents avec leurs nouvelles chansons

07/10/2013 11:50 EDT | Actualisé 07/12/2013 05:12 EST
Getty
PARIS, FRANCE - SEPTEMBER 29: Black Francis from Pixies performs at l' Olympia on September 29, 2013 in Paris, France. (Photo by David Wolff - Patrick/Redferns via Getty Images)

NEW YORK, États-Unis - Lorsqu'il était un jeune musicien, le chanteur des Pixies, Charles Thompson (alias Black Francis), rêvait d'entrer dans le club sélect des vedettes du rock.

Mais pour demeurer dans le club, il faut rester pertinent, ce qui peut être difficile même pour un groupe aussi vénéré que les Pixies.

Combien de fois un groupe peut-il en effet répéter ses vieux succès sur scène avant de se faire reprocher de trop miser sur la nostalgie? À quel moment des musiciens doivent-ils retrouver l'inspiration et écrire de nouvelles pièces pour se faire connaître d'une nouvelle génération de mélomanes?

Dans le cas des Pixies, qui se sont séparés en 1993 avant de se reformer en 2004, la dernière décennie a été marquée par ce que le chanteur décrit comme «une performance sans fin, semblait-il, de notre répertoire», avec une seule nouvelle chanson, «Bam Thwok», parue en 2004.

Lors d'un récent passage à New York, il a ajouté qu'il «était facile, à l'époque, d'oublier d'enregistrer et d'écrire du nouveau matériel parce que nous étions constamment en tournée, ou en train de nous reposer après une tournée».

Tout cela a changé à la fin juin, lorsque le clip d'une nouvelle chanson, «Bagboy», est apparu en ligne sans que personne ne l'attende. Quelques semaines plus tard, le groupe a à nouveau surpris ses fans avec une collection de quatre nouvelles chansons parue en ligne sous le titre «EP-1», accompagnée de l'annonce d'une tournée mondiale. Le groupe a ajouté lundi les 33 dates de la portion nord-américaine de la tournée, qui s'amorcera le 15 janvier à Toronto. Les Pixies seront ensuite de passage à Montréal, le 16 janvier au Métropolis.

Le groupe est volontairement demeuré discret au sujet de ces nouveautés, de sorte qu'il n'y a eu aucune frénésie en attente des nouvelles chansons. Le batteur des Pixies, David Lovering, qui est aussi magicien, a comparé l'excitation qui a suivi à un numéro de magie.

«En tant que magicien, la meilleure chose est l'élément de surprise, a-t-il expliqué. Vous voulez cet émerveillement, un peu comme lorsque Noël s'en vient.»

Mais la plus grosse surprise est arrivée deux semaines avant la sortie de «Bagboy», lorsque le groupe a annoncé le départ de sa bassiste Kim Deal, qui faisait partie du quatuor bostonnais depuis sa formation en 1986.

Deal a annoncé la nouvelle à ses collègues un matin, au beau milieu des séances d'enregistrement. Le groupe avait encore quatre semaines de studio de prévu et avait une grande décision à prendre. Après une période de deuil, les musiciens ont décidé de continuer la production.

Simon Archer a été recruté pour jouer de la basse sur les pièces à enregistrer, puis le groupe a recruté Kim Shattuck, du groupe The Muffs, à titre de bassiste pour la tournée.

Les billets pour le spectacle du 16 janvier seront mis en vente vendredi, à midi.

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