NOUVELLES

La Semaine de sensibilisation aux maladies mentales s'amorce

06/10/2013 01:41 EDT | Actualisé 06/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - La population est invitée à se mettre à l'affût pour déceler les signaux de détresse alors que s'amorce la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales.

Les troubles psychologiques peuvent être détectés grâce à divers indices plus ou moins subtils.

Par exemple, selon la Fondation des maladies mentales (FMM), un feu rouge devrait s'allumer dans l'esprit de toute personne qui éprouve de la difficulté à reconnaître l'un de ses proches sous prétexte qu'il «n'est pas comme d'habitude».

Dans de pareilles circonstances, l'organisation juge qu'il faut prendre le taureau par les cornes c'est-à-dire qu'on doit se mettre à l'écoute de cette personne, lui offrir du soutien et la pousser à consulter «les ressources qui sauront la sortir de son isolement».

La FMM soutient aussi qu'il importe de garder en tête que nul n'est totalement à l'abri des troubles psychologiques en soulignant qu'ils peuvent «atteindre n'importe qui à n'importe quel moment».

Le responsable du développement des pratiques et coordonnateur du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec, Raymond Beaunoyer, juge que même si cette idée est admise par plusieurs, «il y a beaucoup de préjugés [qui subsistent] à l'égard des personnes atteintes».

Il déplore le fait que la médication soit encore «le principal traitement offert». M. Beaunoyer avance que «la créativité, les arts, l'écoute [...] les activités et les groupes [de soutien] pour contrer l'isolement» sont autant de solutions potentielles qui mériteraient d'être davantage mises de l'avant.

Il estime qu'il est grand temps d'ouvrir la porte à ces diverses pistes car il serait plutôt surprenant, selon lui, d'assister à un recul des troubles psychologiques.

«Notre société crée beaucoup de problèmes de santé mentale. [...] Elle nous impose de performer», note Raymond Beaunoyer.

Il ajoute que les gens n'ont plus jamais de répit même lorsque leur moral est au plus bas. «On n'a plus le droit d'être triste, de prendre le temps nécessaire pour revenir d'un deuil. On doit rapidement retourner au travail» déplore-t-il. Dans de telles conditions, les gens éprouvés peuvent facilement sombrer dans la dépression d'après lui.

PLUS:pc