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Écrasement en Antarctique: la mission de sauvetage toujours en suspens

06/10/2013 07:37 EDT | Actualisé 06/12/2013 05:12 EST

Les restes frigorifiés de trois Canadiens se trouvent dans l'épave d'un avion, partiellement enterré sous la neige et coincé dans le flanc de l'une des plus hautes montagnes de l'Antarctique, et ce depuis neuf mois.

La période estivale est entamée à l'extrême sud de la planète, ce qui devait signifier qu'une mission visant à récupérer les corps des hommes pourrait débuter. Il plane toutefois une certaine confusion à propos du pays qui devrait coordonner ladite mission et il est impossible de connaître le moment du début de la mission, voire même si elle aura lieu.

Le médecin-légiste en chef de la Nouvelle-Zélande, le juge Neil MacLean, a dirigé une enquête sur l'écrasement en juin et, bien que personne n'ait encore vu les corps, le magistrat a estimé que les trois hommes avaient dû mourir lors de l'accident. Il a donc ainsi officiellement enregistré les décès de Bob Heath, âgé de 55 ans et originaire des Territoires du Nord-Ouest, de l'Ontarien Perry Andersen, âgé de 36 ans, et de l'Albertain Mike Denton, âgé de 25 ans.

Selon un responsable du Bureau de la sécurité des transports du Canada, l'agence a décidé que le lieu de l'accident était trop dangereux pour y envoyer les enquêteurs désirant déterminer pourquoi l'avion avait percuté la montagne. Jon Lee a également précisé que la Nouvelle-Zélande était responsable de cette région et qu'il en revenait au coroner de ce pays de déterminer la procédure à suivre pour récupérer les dépouilles.

Mais le juge MacLean croit qu'il n'a plus rien à voir dans ce dossier. Selon lui, les canaux de communication pourraient s'être embrouillés, a-t-il dit à La Presse Canadienne la semaine dernière.

Au-delà des disputes en matière de juridiction, le juge MacLean estime qu'il en revient surtout à déterminer qui possède les capacités et les ressources pour entamer une mission de récupération.

Le centre néo-zélandais de recherche et de sauvetage a contribué aux recherches initiales pour retrouver l'avion. Les intervenants d'urgence n'ont pas été en mesure d'atteindre les corps, mais ont pu mettre la main sur de l'équipement et des objets personnels dans l'épave.

Les États-Unis font également partie d'une équipe de recherche et de sauvetage dans l'Antarctique, mais un porte-parole n'était pas en mesure de commenter. Le gouvernement américain est en paralysie partielle depuis près d'une semaine.

Les trois victimes canadiennes, toutes employées par l'entreprise Kenn Borek Air, sise à Calgary, étaient les seuls passagers du petit bimoteur lorsque celui-ci s'est écrasé dans une paroi abrupte du Mont Elizabeth de la chaîne Reine Alexandra, le 23 janvier.

Le trio avait décollé de la station de recherche Amundsen-Scott, au pôle Sud, et se dirigeait vers une base de recherche italienne dans la Baie Terra-Nova. Les opérations de recherche ont débuté lorsque le localisateur d'urgence de l'avion a commencé à transmettre un signal. L'épave serait encastrée dans la montagne, à 3900 mètres au-dessus du niveau de la mer.

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