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N.-É: le premier ministre Darrell Dexter critique le programme libéral en santé

05/10/2013 08:21 EDT | Actualisé 05/12/2013 05:12 EST

HALIFAX - Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Darrell Dexter, a profité des dernières journées de la campagne électorale pour accentuer ses critiques du programme du Parti libéral en matière de soins de santé, disant avoir entendu d'électeurs qu'il s'agissait de leur plus grande cause de souci avant le scrutin de mardi.

Le chef du Nouveau Parti démocratique a notamment affirmé que les citoyens des régions rurales sont furieux que les libéraux promettent de réduire de dix à deux le nombre de conseils de santé, parce qu'ils craignent qu'une telle mesure réduise l'accès aux soins.

De passage à Halifax samedi, M. Dexter a observé que le Nouveau-Brunswick et l'Alberta avaient tenté de modifier la structure de leurs systèmes de santé respectifs de façon semblable, mais que ces mesures avaient mené à une hausse des coûts administratifs.

S'attardant sur la situation en Alberta, M. Dexter a ajouté qu'il n'y avait eu non seulement aucune économie mais aussi beaucoup de chaos dans le réseau de la santé.

Ses propos sur les soins de santé s'ajoutent au message livré plus tôt cette semaine, lorsqu'il a affirmé que la santé était l'enjeu le plus important de la campagne électorale.

Les libéraux assurent que leur promesse de diminuer le nombre de conseils de santé permettra d'économiser 13 millions $, une somme qu'ils réinvestiraient dans les soins aux patients. Par ailleurs, le chef du Parti libéral, Stephen McNeil, dit entendre un message différent de la part de résidants de secteurs ruraux lorsqu'il leur parle de son programme en matière de soins de santé.

«Ils veulent que le gouvernement dépense de l'argent pour qu'ils puissent compter sur des médecins et des infirmières, et pour que leurs hôpitaux soient ouverts», a déclaré M. McNeil, entre des escales de campagne à Antigonish et New Glasgow.

«M. Dexter est plus satisfait à l'idée de dépenser de l'argent pour l'administration. Nous croyons qu'il faut investir cet argent dans les soins de santé de première ligne», a ajouté le leader libéral.

M. McNeil n'a pas répondu de façon spécifique aux affirmations de M. Dexter à l'effet que les diminutions des conseils de santé en Alberta et au Nouveau-Brunswick avaient mené à des hausses des dépenses administratives dans ces provinces. Il s'est toutefois dit confiant que son programme rende le réseau de la santé de la Nouvelle-Écosse plus efficace.

À la dissolution de la Chambre d'assemblée de la Nouvelle-Écosse, le Nouveau Parti démocratique détenait 31 des 52 sièges, comparativement à 12 pour les libéraux et sept pour le Parti progressiste-conservateur. Deux sièges étaient vacants. En vertu d'une reconfiguration des circonscriptions électorales, le nombre de sièges est passé à 51.

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