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La lutte contre l'intimidation doit continuer toute l'année, dit Marie Malavoy

05/10/2013 01:06 EDT | Actualisé 05/12/2013 05:12 EST

QUÉBEC - Le travail ne fait que commencer pour ceux qui luttent contre un problème susceptible de miner l'atmosphère dans n'importe quelétablissement scolaire.

La Semaine contre l'intimidation et la violence à l'école, qui était chapeautée par le gouvernement du Québec, s'est déroulée du 30 septembre au 4 octobre sous le thème «Branché sur le positif».

Même si ces quelques journées de sensibilisation axées sur le harcèlement dans les médias sociaux sont désormais terminées, les élèves et le personnel enseignant ne doivent pas baisser leur garde, affirme la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport,Marie Malavoy.

Dans un communiqué, elle a écrit qu'il faut qu'ils «continuent [pendant le reste de l'année] de se mobiliser pour faire du cyberespace un lieu agréable et sécuritaire où il fait bon apprendre et s'amuser».

La présidente et directrice générale de l'organisation Ensemble pour le respect de la diversité, Anne Lagacé Dowson, abonde dans le même sens que Mme Malavoy.

En entrevue à La Presse Canadienne, elle a expliqué que les réseaux sociaux sont devenus des lieux de rendez-vous incontournables pour les enfants et les adolescents. Selon elle, «il faut insister davantage sur le civisme, sur les conséquences de ce qu'on dit et fait sur ces plates-formes-là».

Mme Lagacé Dowson a comparé le climat qui y règne à celui du far west du temps des pionniers.

En se basant sur la littérature sur le sujet, elle a précisé que les utilisateurs des réseaux sociaux se divisent en deux catégories. D'un côté, il y a les «natifs du cyberespace» (c'est-à-dire les moins de 30 ans qui naviguent sur Internet depuis leur plus jeune âge) et de l'autre, on retrouve les «immigrants du cyberespace» (les internautes qui ont franchi le cap de la trentaine et qui ont commencé à se rendre sur la toile plus tard dans leur vie).

Anne Lagacé Dowson soutient que ces groupes sont confrontés à des enjeux différents. D'après elle, les plus jeunes ne se «rendent pas compte des dommages des dérapages, des commentaires négatifs [et] de la transmission de photos intimes» sur la toile. Quant à leurs aînés, ils sont, selon elle, «un peu en désarroi devant ce phénomène grandissant qu'est l'usage des médias sociaux par les jeunes».

Pour «limiter les dommages» dans chacun des deux camps, il importe de miser sur le «réalisme», la «prévention» et la «prise de conscience» affirme Mme Lagacé Dowson.

Elle invite notamment les enseignants et les élèves à s'inspirer d'outils pédagogiques disponibles en ligne comme le site www.branchepositif.gouv.qc.ca où il est possible de trouver des recommandations pour les éducateurs, les témoins, les victimes d'intimidation et même les harceleurs eux-mêmes.

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