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Russie: les Pays-Bas veulent faire libérer les militants de Greenpeace

04/10/2013 12:50 EDT | Actualisé 04/12/2013 05:12 EST

AMSTERDAM, Pays-Bas - Le ministre néerlandais des Affaires étrangères a fait savoir, vendredi, qu'il passerait par les canaux diplomatiques pour tenter d'obtenir la libération des militants de Greenpeace accusés de piraterie en Russie après qu'ils eurent protesté aux alentours d'une plateforme pétrolière dans les eaux de l'Arctique.

Deux Canadiens _ le Montréalais Alexandre Paul et l'Ontarien Paul Ruzycki _ font partie de la trentaine d'accusés, qui risquent tous une peine de 15 ans de prison en cas de condamnation.

Frans Timmermans, le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, a également déclaré vendredi qu'il réclamerait que le navire Arctic Sunrise, une propriété de Greenpeace saisie par le gouvernement russe, soit libéré de ses amarres.

Le bateau bat pavillon néerlandais, a précisé M. Timmermans à des journalistes à La Haye.

Selon le ministre, une demande d'arbitrage sera déposée auprès du Tribunal international du droit de la mer, à Hambourg, puisqu'il n'était pas clair, à ses yeux, que la saisie du navire était légale. Greenpeace nie tout acte criminel et qualifie les accusations d'absurdes.

La Garde côte russe a saisi le navire et arrêté l'équipage après une manifestation contre une plateforme pétrolière du géant étatique Gazprom, le 18 septembre. Les militants sont détenus dans la ville de Mourmansk, dans le nord de la Russie.

Le ministre Timmermans a dit être ouvert à l'idée d'entendre le point de vue de la Russie.

La plateforme de Gazprom est la première installation du genre à être déployée dans les eaux de l'Arctique. Elle a été installée dans le grand champ pétrolifère de Prirazlomnoye, dans la mer de Pechora, en 2011, mais le début de ses opérations a été retardé par des problèmes technologiques. Gazprom a indiqué en septembre qu'elle commencerait à pomper du pétrole cette année, mais n'a pas donné de date exacte.

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