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Nouveau cours d'histoire au cégep : des enseignants ont certaines craintes

04/10/2013 04:04 EDT | Actualisé 03/12/2013 05:12 EST

Une cinquantaine d'enseignants de niveau collégial ont exprimé vendredi après-midi à Québec certaines inquiétudes au ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne au sujet de l'arrivée du nouveau cours d'histoire obligatoire du Québec dans les cégeps, tel qu'annoncé récemment par le gouvernement Marois.

Même s'ils se disent en faveur du nouveau cours, les enseignants, membres de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, disent tout de même avoir certaines réserves.

« On est tout à fait pour [...], c'est plus dans la façon de l'implanter que nous sommes inquiets », a dit Mario Beauchemin, président de la FEC.

Les enseignants déplorent, entre autres, le fait que le nouveau cours remplacera un cours déjà existant. Ils préféreraient que le gouvernement l'ajoute aux programmes déjà existants.

« On pense que c'est la meilleure solution qui ne créerait pas de perte d'emploi chez certains enseignantes et enseignants à statut précaire qui vivent avec les cours complémentaires, entre autres », dit M. Beauchemin.

Ce dernier fait également valoir qu'il serait préférable d'implanter le nouveau cours dans un délai plus raisonnable plutôt que l'an prochain.

« Ça fait trois heures de cours supplémentaires, mais il y a peut-être moyen de l'implanter progressivement pour que les étudiants et étudiantes s'adaptent à l'ajout d'un nouveau cours », plaide M. Beauchemin.

En plus d'annoncer au début du mois de septembre l'instauration d'un cours obligatoire sur l'histoire nationale du Québec contemporain au collégial dès l'automne 2014, le gouvernement Marois a aussi annoncé qu'il lançait une consultation en vue d'une réforme des programmes d'enseignement de l'histoire du Québec au primaire et au secondaire.

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