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Jeux PanAm : les bonis promis aux organisateurs sèment la discorde

04/10/2013 02:20 EDT | Actualisé 03/12/2013 05:12 EST

Les néo-démocrates ontariens qualifient « d'inacceptables » les bonus que recevront les membres du comité organisateur des Jeux panaméricains de 2015 à Toronto, si le budget de l'événement est respecté.

Le PDG de PanAm 2015, Ian Troop, pourrait ainsi toucher une prime de rendement de 780 000 $. Ce bonus s'ajouterait à son salaire annuel de 390 000 $.

Une soixantaine d'autres organisateurs sont admissibles à des bonus totalisant sept millions de dollars.

Le ministre du Tourisme et du Sport, Michael Chan, défend les conditions salariales offertes aux membres du comité organisateur. Dans un communiqué, il affirme que c'est le fruit des recommandations d'une firme indépendante pour « attirer les aptitudes uniques et l'expérience nécessaire pour organiser ce type de Jeux ».

Plus tôt cette semaine, la première ministre ontarienne Kathleen Wynne avait pourtant rappelé le comité organisateur à l'ordre au sujet de certaines dépenses, dont des frais de stationnement de 0,91 $ facturés aux contribuables par M. Troop. Le NPD se demande comment les libéraux peuvent s'indigner à cet égard pour ensuite défendre le bonus de 780 000 $ que M. Troop pourrait toucher.

Les Jeux sont financés principalement par les trois paliers de gouvernement.

La province sur la défensive

Plus tôt cette semaine, la première ministre Wynne s'était défendue d'avoir permis un gaspillage de fonds publics par le comité organisateur, affirmant avoir dit à PanAm 2015, il y a trois semaines, de resserrer ses règles en matière de dépenses.

Le Toronto Sun a relevé une série de dépenses douteuses, à la suite d'une demande de renseignements en vertu de la Loi sur l'accès à l'information :

  • 27 305 $ pour le déménagement d'un gestionnaire de Vancouver à Toronto, incluant 110 $ pour transporter son animal de compagnie en avion
  • 1830 $ pour une location de voiture de six jours et chauffeur à Guadalajara au Mexique pour les Jeux panaméricains de 2011
  • 1,89 $ pour un thé au Mexique lors des PanAm de 2011 
  • 560 $ pour un souper à Londres lors des Jeux olympiques de 2012 
  • 0,91 $ pour le stationnement (facturé par le PDG)

Le porte-parole de l'organisation, Teddy Katz, avait répondu, lundi, que les salaires des organisateurs étaient comparables à ceux qui sont offerts lors des Jeux du Commonwealth, par exemple. L'objectif, selon lui, est « d' attirer et de garder le haut niveau d'expertise nécessaire ». 

Quant aux dépenses des organisateurs, M. Katz a affirmé qu'elles étaient soumises à un processus de vérification rigoureux, mais qu'elles seraient passées en revue à nouveau pour déterminer si une amélioration des règles est nécessaire.

De son côté, le professeur de sports à l'Université d'Ottawa, Norm O'Reilly, pense que les conditions salariales offertes aux organisateurs torontois sont similaires à celles qu'on retrouve pour d'autres événements sportifs du genre.

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