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«Gravity», «Le Hobbit», «Dallas Buyers Club»... 10 films à voir absolument cet automne! (PHOTOS)

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L'automne et ses journées grises...une belle raison pour se ruer vers les salles de cinéma!

Que devriez-vous aller voir cette saison? Quelles sont les sorties à ne pas manquer? Vous aurez la réponse dans quelques instants. Voici un bref résumé des 10 films à voir absolument cet automne.

Et vous, qu'irez-vous voir?

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10 films à voir absolument cet automne
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1 – GRAVITY d’Alfonso Cuarón

Le prochain film d’Alfonso Cuarón s’annonce d’ores et déjà l’évènement de la rentrée. Il aura fallu patienter près de sept ans avant de retrouver un nouveau long métrage du cinéaste d’origine mexicaine qui nous avait donné l’inoubliable Les Fils de l’homme. De retour avec Gravity, une superproduction américaine mettant en vedette le duo Sandra Bullock et George Clooney.

On fait la connaissance d’une experte en ingénierie médicale qui accompagne dans l’espace un astronaute très expérimenté. Malgré tout, durant leur expédition, un accident se produit éjectant les deux héros hors de leur navette spéciale. Perdus dans l’immensité intersidérale, les deux malheureux ne peuvent compter que sur leur sang-froid pour espérer qu’un miracle se produise. Mais la réserve d’oxygène s’amenuise de plus en plus.

L’œuvre qui a voyagé dans plusieurs festivals dont un passage fort remarqué à la Mostra et au TIFF accumule depuis les louanges. Tout le monde n’en dit que du bien. Même James Cameron, le réalisateur d’Avatar, a récemment déclaré au magazine Variety avoir vu «le meilleur film sur l'espace jamais réalisé». Après celui de Kubrick, on suppose…

(Warner Bros.) – Gravité – En salles, le 4 octobre.

2 – UNE JEUNE FILLE de Catherine Martin

Changement de registre avec le quatrième film de Catherine Martin, Une jeune fille. La réalisatrice québécoise nous livre avec cet opus intimiste une magnifique rencontre entre deux âmes incomprises par la vie. Il y a d’un côté Chantal (Ariane Legault), une jeune adolescente qui vient de perdre sa maman. Elle décide d’aller seule en Gaspésie rejoindre les rêves de sa mère décédée. De l’autre côté, un agriculteur solitaire et prénommé Serge (Sébastien Ricard). Même si au départ tout semble les séparer, ces deux-là vont réussir à s’apprivoiser.

Une jeune fille est du pur Catherine Martin. Entendez par là, une œuvre avant tout dirigée vers l’introspection. Sans fioriture ni pathos, la réalisatrice de Trois temps après la mort d’Anna nous invite plutôt à découvrir dans le silence et la contemplation les véritables émotions humaines avec en prime les superbes paysages de la péninsule gaspésienne. L’œuvre qui vient tout juste de remporter le Prix du jury au Festival de cinéma de la Ville de Québec (FCVQ) est déjà considérée par la critique comme le meilleur film de la cinéaste.

(K-Films) – Une jeune fille – En salles, le 4 octobre.

3 – LA VIE D’ADÈLE – CHAPITRE 1 ET 2 d’Abdellatif Kechiche

Ah que de scandale entourant le dernier film d’Abdellatif Kechiche pourtant lauréat de la dernière Palme d’or à Cannes! Avant même sa sortie, le cinquième long métrage du réalisateur franco-tunisien se voit plombé par une polémique rarement vue dans l’histoire du cinéma.

En effet, les deux actrices principales Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos n’ont pas hésité à révéler aux médias les conditions de tournage qu’elles ont qualifié en des termes peu élogieux ouvrant ainsi une boîte de Pandore constituée de règlements de compte presque quotidien. Mais bon, on vous épargne les détails si ce n’est qu’aux dernières nouvelles, Kechiche se dit écœuré par toute cette affaire jusqu’à vouloir que son film ne soit jamais présenté en salles!

Rassurez-vous, le long métrage librement adapté de la bande dessinée Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh sortira bien à la date prévue. Alors, oublions vite tout ce tintamarre, car La vie d’Adèle est surtout une œuvre essentielle et impossible à manquer. On y suit l’éveil amoureux d’Adèle, une fille de 15 ans dont les certitudes sur sa vie vont commencer à se lézarder lorsqu’elle fera la rencontre d’Emma.

(Métropole Films Distribution) – La vie d’Adèle - chapitre 1 et 2 – En Salles, le 9 octobre

4 – MACHETE KILLS

Les millions d’admirateurs de Machete attendent avec impatiente les nouvelles aventures boostée à la testostérone de ce dur à cuir redresseur de tors. Au-delà de son style radical, de ses nombreuses conquêtes et de sa détestation viscérale de l’injustice, Machete toujours interprété par l’inimitable gueule burinée de Danny Trejo promet de nous en faire voir de toutes les couleurs.

Encore une fois, Robert Rodriguez signe ici un film parodique bourré de clin d’œil à la série B et Z. Adapté de la fausse bande-annonce du projet Grindhouse initié par Quantin Tarantino, ce deuxième volet s’intéresse cette fois aux relations qu’entretient Machete avec le pouvoir américain dénonçant au passage toutes les craintes de l’Oncle Sam face au terrorisme international.

Recruté par le Président des États-Unis, le tueur mexicain reçoit la mission d’éliminer un marchand d'armes schizophrène dont l’objectif est de lancer un missile nucléaire sur Washington. Tout un programme. Outre l’iconique Danny Trejo, signalons la présence de Lady Gaga et d’une flopée d’autres vedettes hollywoodiennes telles Antonio Banderas, Charlie Sheen, Demián Bichir, Mel Gibson ou Sofia Vergara.

(VVS Films) – Machete tue – En salles, le 11 octobre.

5 – 12 YEARS A SLAVE de Steve McQueen

Attention film-choc à l’horizon. La récente proposition du Britannique Steve McQueen, le même réalisateur qui nous avait donné l’admirable Shame, est une œuvre historique qui ne fait pas dans la dentelle puisant son inspiration sur le calvaire véridique d’un Afro-américain. En 1841, Solomon Northup se fait kidnapper pour être vendu comme esclave en Louisiane. Ce fils d’affranchie qui menait jusque-là une vie confortable en compagnie de sa femme et de ses deux enfants sera du jour au lendemain privé de tous ses droits élémentaires.

L’année dernière, Quentin Tarantino s’était aussi intéressé à l’esclave avec son jouissif Django Unchained gagnant de deux oscars : Meilleur acteur dans un second rôle pour le génial Christoph Waltz et Meilleur Scénario. Même si le film s’est également avéré le plus gros succès en salles du réalisateur américain, beaucoup n’avaient pas hésité à critiquer sa manière éclatée d’aborder un sujet encore tabou dans la société américaine. En n’hésitant pas à mélanger scènes gores, western spaghetti et moments dramatiques sur la traite des noirs, le cinéaste avait dû subir la colère de nombreuses personnalités, dont Spike Lee, en tête.

Bien que 12 Years A Slave soit bien entendu une œuvre d’un autre genre incarnée par les prestations époustouflantes des deux acteurs principaux, Chiwetel Ejiofor et Michael Fassbender, il demeure que le film contient certaines séquences à la limite du supportable. Les rumeurs lui prédisent pourtant déjà les grands honneurs à la prochaine cérémonie des Oscars.

(Fox Searchlight) – 12 Years A Slave – En salles, le 18 octobre.

6 – DALLAS BUYERS CLUB de Jean-Marc Vallée

Le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée (C.R.A.Z.Y) pose sa caméra au cœur des années 80 au Texas pour suivre l’histoire vraie d’un cowboy homophobe atteint du SIDA. En 1985, Ron Woodroof est diagnostiqué séropositif. Les médecins ne lui donnent que 30 jours à vivre. Le Texan refuse de se laisser abattre par la terrible nouvelle. Néanmoins, il apprend que les médicaments qui pourraient rallonger sa vie sont interdits aux États-Unis.

Qu’importe! L’homme estime qu’il n’a plus rien à perdre. Il décide de traverser la frontière pour se les procurer et entreprend même d’en revendre à d’autres, atteints de la maladie, en montant une véritable entreprise prénommée pour l’occasion Dallas Buyers Club.

Plus qu’un film sur le combat d’un individu contre les institutions, Dallas Buyers Club est surtout une œuvre magistrale sur le courage et la tolérance. Matthew McConaughey complètement métamorphosé – il a perdu 25 kilos! – livre une performance franchement hallucinante en interprétant à bout de bras la dégénérescence physique de Woodroof. Et que dire de son complice Jared Leto? Il vole littéralement la vedette pour ce rôle méconnaissable dans la peau du travesti Rayon.

(Remstar) – Dallas Buyers Club – En salles, le 1er novembre

7 – NEBRASKA

Il paraît qu’Alexander Payne voulait réaliser dans sa carrière un long métrage en noir et blanc. Voilà qui est fait avec Nebraska, un road-movie aussi triste et attachant que les plaines du Midwest. Depuis qu’il est persuadé d’avoir gagné le gros lot, un vieil homme alcoolique joué par Bruce Dern (Prix d’interprétation masculine à Cannes) parcourt la route en direction de Lincoln au Nebraska afin de récupérer son gain.

Sa femme et ses enfants lui répètent pourtant qu’il ne s’agit que d’une publicité. Autant de conseils inutiles puisque le retraité s’enfonce inexorablement dans la sénilité obligeant la famille à l’interner. Toutefois, son fils cadet (Will Forte) accepte de l’emmener en voiture. En chemin, le père se blesse. Ils sont forcés de s'arrêter dans le village natal du paternel.

Le réalisateur de The Descendants entame un retour réussi avec ce portrait parfois saisissant de la classe moyenne en voie de paupérisation. Son œil demeure toujours aussi bienveillant sur des personnages à la fois drôles et mélancoliques. Payne nous parle comme il sait d’ailleurs très bien le faire, d’une autre Amérique, celle d’une époque révolue. Impossible de ne pas y voir les souvenirs de jeunesse du cinéaste justement originaire de la région. Tournée à travers quatre États, le film fait côtoyer dans l’harmonie et la bonne humeur acteurs professionnels et amateurs rappelant au passage Monsieur Schmidt, une autre magnifique œuvre du réalisateur.

(Paramount) – Nebraska – En salles, le 22 novembre.

8 – THE WOLF OF WALL STREET

Martin Scorsese à la réalisation, Leonardo DiCaprio et Matthew McConaughey (encore lui!) à la distribution. Tous ces noms devraient à eux seuls vous convaincre d’aller courir dans votre cinéma le plus proche dès sa sortie au grand écran. Deux ans après son incursion dans l’animation avec Hugo Cabret, le cinéaste prépare un retour en trombe avec cette plongée spectaculaire dans l’univers délirant de la bourse américaine. The Wolf of Wall Street est la reconstitution de la vie de Jordan Belford, un financier génial habité par la démesure que lui permet son salaire de 500 000 dollars par mois.

Rien qu’à voir la bande-annonce, on présume un train de vie (prostituées, alcool et mégaparty) à mille lieues de l’imaginable pour le commun des mortels. Entre Catch Me If You Can et la dernière version de Gatsby le Magnifique, DiCaprio – cinquième participation avec Scorsese – semble avoir pris un grand plaisir à rentrer dans la peau d’un golden boy arrogant qui connaitra néanmoins une descente brutale. Accusé par le FBI de fraude fiscale et de blanchiment d’argent, l’ex-trader passera 22 mois en prison. Il en ressortira repenti avec sous le bras ses mémoires écrites durant son incarcération.

(Paramount) – Le loup de Wall Street – En salles, le 27 novembre.

9 – DIEGO STAR de Fréderic Pelletier

Tout nouveau dans le paysage cinématographique québécois, Frédéric Pelletier davantage habitué aux documentaires, livre un premier long métrage de fiction reliant le Québec à l’Afrique noire. Traoré est un mécanicien ivoirien injustement accusé d’être le responsable d’un important incendie survenu dans la salle des machines d’un cargo sur le Saint-Laurent. Les réparations qui nécessitent trois semaines imposent au bateau d’être remorqué au chantier maritime de Lévis.

Dans l'intervalle, l'équipage est hébergé par les habitants. Traoré aboutit chez Fanny, une jeune mère monoparentale. Petit à petit, la méfiance de la jeune femme face à cet étranger qui lui offre une sorte de soutien paternel s'estompe. Mais quand Traoré est licencié, sans préavis ni dédommagement, et que Fanny comprend qu'elle ne sera pas payée, elle chasse brutalement le marin. Seul, loin des siens, Traoré s'enfonce dans l'hiver…

(Métropole Films Distribution) – Diego Star – En salles, le 6 décembre.

10 – LE HOBBIT : LA DÉSOLATION DE SMAUG de Peter Jackson

Direction la Terre du Milieu avec le deuxième chapitre tant attendu des aventures épiques du Hobbit d’après le roman éponyme de J.R.R. Tolkien. Mais La Désolation de Smaug sera-t-elle un e suite plus intéressante que le premier épisode un peu raté du Voyage inattendu? On l’espère, car, n’en déplaise à ses aficionados, Peter Jackson – réalisateur de la superbe trilogie du Seigneur des Anneaux – n’avait guère convaincu en nous racontant d’une manière trop souvent infantile la rencontre de Bilbon Sacquet avec Gandalf le Gris et la troupe des treize nains menés par Thorin Lécudechesne.

On croise les doigts, car cet opus devrait concrétiser un peu plus la confrontation de l’intrépide Hobbit avec l’affreux Dragon Smaug. Les extraits dévoilés au compte-gouttes par la Warner dévoile un film sombre et torturé. Et pour cause, les nains qui veulent reprendre des griffes du dragon leur royaume perdu ne savent plus à qui faire réellement confiance. Par le passé, ils ont été maintes fois trahis et avec la venue du roi Thranduil, l’histoire semble vouloir encore se répéter. Et puis, il y a l’anneau, caché dans la poche de Bilbon et qui ne demande qu’à retrouver son maître Sauron.

(Warner Bros.) – The Hobbit : The Desolation of Smaug – En salles, le 13 décembre.

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