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Un passager du Sun Sea qui voulait rester au pays est débouté en Cour suprême

03/10/2013 01:03 EDT | Actualisé 03/12/2013 05:12 EST

OTTAWA - L'un des rescapés du navire de réfugiés MV Sun SEA, un Tamoul du Sri Lanka qui disait fuir son pays, a échoué dans sa demande à la Cour suprême visant à faire annuler l'interdiction de séjour au Canada émise contre lui.

En refusant d'entendre sa cause, le plus haut tribunal du pays a confirmé l'interdiction de territoire pour criminalité organisée et aussi l'ordre d'expulsion vers son pays d'origine.

Le bateau MV Sun Sea est devenu tristement célèbre par le grand nombre de demandeurs d'asile qu'il transportait, soit près de 500, mais aussi car le gouvernement canadien soupçonnait que des terroristes se trouvaient à bord.

Ottawa a également été très critiqué pour sa gestion de toute cette affaire. Amnistie Internationale a notamment déploré l'intervention agressive du fédéral et son apparent désir de garder les passagers en détention en attendant que leurs dossiers de demande d'asile soient réglés.

Le navire rouillé a aussi servi de pierre d'assise au gouvernement qui voulait renforcer ses lois en immigration et augmenter les sanctions contre les passeurs clandestins, ce qui a mené à des attaques bien senties de l'opposition au Parlement.

L'homme en question — désigné comme B010 — est arrivé dans les eaux canadiennes en août 2010 à bord du Sun Sea, un navire non immatriculé ayant à son bord 492 migrants, dont plusieurs femmes et enfants, tous demandeurs d'asile.

Selon sa version des faits, il avait vécu dans une région contrôlée par les Tigres tamouls, qu'Ottawa considère être une organisation terroriste.

Lorsque le gouvernement Sri lankais a repris le pouvoir, BO10, alors soupconné de liens avec les Tigres, a été détenu et interrogé à plusieurs occasions par les forces gouvernementales. Ayant appris qu'il serait envoyé dans un camp de détention, il s'est enfui en Thaïlande et s'est finalement embarqué sur le MV Sun Sea, avait-il expliqué.

Le navire a été abandonné par l'équipage thaïlandais et les passagers ont décidé de poursuivre le voyage. L'homme a accepté de travailler dans la salle des machines.

Après l'arrivée et la saisie du navire dans les eaux canadiennes, l'Agence des services frontaliers du Canada a mené une enquête qui a révélé que le navire faisait partie d’un stratagème lucratif visant à amener des migrants au Canada. L'Agence a également conclu que B010 était membre de l'équipage car il avait travaillé sur le bateau.

Un agent d'immigration s’est dit d’avis que le demandeur devait être interdit de territoire au Canada pour s’être livré au passage de clandestins.

Toutes les instances judiciaires qui ont entendu sa cause ont déterminé qu'il devait être interdit de séjour et déporté.

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