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Le match de l'Impact à Houston aura une influence déterminante sur la suite

03/10/2013 02:47 EDT | Actualisé 03/12/2013 05:12 EST

MONTRÉAL - Il y a souvent eu matière à discorde entre les membres de l'Impact de Montréal et du Dynamo dans le passé, mais cette fois, tout le monde est d'accord: le match de vendredi à Houston aura une influence déterminante sur le reste de la saison, et donc sur le portrait des séries.

Hassoun Camara a parlé, cette semaine, d'un «match couperet».

«Les deux équipes veulent absolument prendre le maximum de points et ce sera une finale avant l'heure, j'ai envie de dire», a déclaré le défenseur du onze montréalais avant que l'équipe ne prenne un vol en direction de Houston dès mercredi.

Pendant ce temps, à Houston, le capitaine du Dynamo Brad Davis abondait dans le même sens.

«C'est une très belle opportunité pour nous, a dit Davis en faisant allusion au match contre l'Impact, qui sera le premier d'une série de trois à domicile pour le Dynamo. Celui de vendredi est le plus important parce qu'il pourrait nous permettre de dépasser Montréal au classement et, espérons-le, nous donner une meilleur marge de manoeuvre.

«(L'Impact) a encore un match en mains mais peu importe, une fois que tu as les points en banque, tu mets de la pression sur les autres équipe et ça, c'est toujours une bonne chose.»

L'Impact occupe présentement le troisième rang dans l'Association Est avec 46 points en 29 matchs joués, tandis que le Dynamo, quatrième, a 44 points en 30 rencontres.

Le Crew de Columbus et le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, les deux équipes en sixième place, ont 41 points. Seulement les cinq premières formations accéderont aux séries.

Le Revolution et le Crew affronteront les Red Bulls de New York et le Sporting de Kansas City, respectivement, au cours du week-end. New York et Kansas City occupent les deux premiers rangs dans l'Est avec 52 et 48 points. Cela signifie donc que l'équipe qui l'emportera à Houston est certaine d'améliorer son sort sur plusieurs tableaux.

On est loin d'un contexte de milieu de saison, où l'une où l'autre des équipes en présence peut afficher une baisse de motivation.

«Il faudra parler de technique et de tactique, mais aussi de mentalité et d'état d'esprit parce que dans cette course aux séries, il n'y aura pas de pitié, a souligné Camara. Nous devrons être aussi impliqués et combatifs qu'eux.»

Il y aura aussi une odeur de revanche dans l'air après que l'Impact eut signé des victoires de 2-0 et 5-0 à Montréal contre le Dynamo, plus tôt cette saison.

«Il faudra être prêt à batailler, a affirmé le gardien de l'Impact Troy Perkins. Ils vont avoir des ailes sur le terrain.»

Davis a d'ailleurs expliqué, sur le site web du Dynamo, que les siens affichent une nouvelle attitude depuis qu'ils ont perdu 5-0 au stade Saputo, le 27 août, et 4-1 à domicile contre New York, le 8 septembre.

«La mentalité a changé un peu alors qu'on peut voir que les entraînements sont un peu plus incisifs, a indiqué le capitaine de la formation texane. Les joueurs de terrain sortent plus de leur zone de confort pour faire les petites choses, ce qui est nécessaire pour obtenir des résultats, surtout à ce stade-ci de la saison.»

Reste que le Dynamo, qui a une fiche à domicile de 8-3-3 cette saison, montre un dossier global de 2-2-2 depuis le début de septembre. Mais comme l'a laissé entendre Davis, l'ours texan est peut-être en voie de s'éveiller. Perkins, lui, n'a pas de difficulté à le croire.

«Houston a besoin de points, c'est une équipe qui veut assurer sa place en séries, et nous avons besoin de points aussi, a souligné le vétéran gardien. Une chose est sûre, nous n'allons rien leur céder. Nous devons être, plus que jamais, une équipe qui va sur la route avec l'attitude que personne ne va l'avoir facile contre nous.»

Perkins s'est par ailleurs dit d'accord avec la décision du personnel technique montréalais d'aller s'entraîner à Houston dès mercredi, puis à nouveau jeudi. On prévoyait des températures de 31 degrés Celsius, jeudi et vendredi, avec un facteur humidex de plus de 40 degrés.

«C'est important à cause de la chaleur et l'humidité qu'on retrouve à Houston, a souligné Perkins. C'est autant une question mentale que physique. Ça nous permet d'arriver sur place, de s'y habituer, de baigner là-dedans et de ne plus s'en inquiéter. On ne pourra pas se servir de ça comme excuse.»

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